• 20 ans en arrière, je l'avais prédit......L'Hôpital est clairement en "burn-out"

    PARIS, 13 fév 2018 (AFP)

      L'hôpital est "au bord du burn-out", a estimé mardi le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, en demandant qu'on "revoie son mode de financement", qu'on "entende le mal-être des soignants" et qu'on "arrête de gouverner" les établissements "par circulaires". 

          Interrogé sur France 2 sur le malaise qui s'exprime dans les hôpitaux et sur le plan de "transformation du système de santé" dont les premières pistes doivent être dévoilées ce mardi par le gouvernement, le numéro un de la CFDT a jugé que le système devait être "revu et corrigé". 

          "J'entends bien les soucis d'économies" mais "on parle de santé", a observé le responsable syndical. "Il faut revoir le mode de financement de l'hôpital, revoir son articulation avec la médecine de ville" et "il faut davantage de moyens parce que la population vieillit", a-t-il détaillé.

          La tarification à l'activité (T2A) "est aujourd'hui une impasse, on le sait" et "l'hôpital est au bord du burn-out" parce qu'"on a trop traîné" sur le sujet, a déclaré Laurent Berger. "L'hôpital souffre aujourd'hui de ne plus avoir de sens". 

          "Il faut entendre le mal-être des agents", "leur donner la possibilité de s'exprimer sur l'organisation du travail" et de "négocier" sur ce thème, a souligné le responsable syndical, en évoquant des "problèmes de management" et en demandant qu'on "arrête de gouverner l'hôpital par circulaires, par injonctions".

          Aujourd'hui, il y a de "moins en moins de postulants dans les concours d'aides-soignants" parce que "ça ne fait plus envie", a dit M. Berger, en plaidant pour une revalorisation des métiers. La CFDT "propose" pour ces agents le passage de la catégorie C à la catégorie B pour rendre le métier plus attractif, a-t-il ajouté.

     

    Je me souvient encore de ces périodes où les PC investissaient les Hôpitaux. PC aux grilles de tarification à l'acte, que je refusais de remplir, jugeant ma pratique auprès des malades plus importante que le codage de nos gestes. En effet, ces derniers entraînent, pour moi, une perte de temps, et un risque de maltraitance. Déjà qu'externe, il fallait combler le manque de brancardiers, secrétaires, infirmiers, et aides soignants, alors, si en plus, il fallait qu'on se coltine le remplissage de grilles débiles pondus par des industriels de l'agro alimentaire, on allait tout droit à la maltraitance. 20 ans plus tard, je suis fier d'avoir sû résister à cette pression et à ces directives absurdes. Mais combien ont touchés, comme salaire, ces fonctionnaires des "directions régionales de santé", bon Dieu?! De quoi remplir le trou de la sécu pour les siècles à venir!! La T2A, encore un bel exemple de gaspillage de l'argent publique!! Et il a fallut 20 ans pour se rendre compte de ce que nous avions déjà analysés, nous autres , sur le terrain!  IL faudrait vraiment être naîf au dernier degré pour accepter le fait du hasard dans une affaire pareille? Mais si on évoque une quelconque fomentation ourdie par collusion entre Ministères, Lobbies, et Marchés financiers, on évoque la "Théorie du complot",et on va être targué de parano......Ou alors cela n'est il que le fruit d'une incompétence au plus haut niveau de l'institution "Santé" en France? Impressionnant quand même, que pour avoir voulu faire des "économies", on ait, tête baissée, plongé dans une dépense publique en mesures absurdes, inutiles, voire pire, maltraitantes!!!

    Au pays de Descartes, je vous laisse juge......

    Delenda Carthago

    Docoach

     


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