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    Entre psychothérapies et dietothérapie, la société prends un virage dans son évolution. Certains estiment même que , désormais, sur la planète, en quantité, il y a davantage de personnnes qui souffrent d'"hypernutrition"(si on peux dire) que de "sous alimentation".

    Sulfur est un gourmet, et s'il succombe au sucre, il éliminera d'une façon ou d'une autre (eczéma, asthme, arthropathies,...), et ce d'autant mieux qu'il se mettra à l'activité physique (dont il a horreur, mais qui lui fait du bien). Graphite aussi a un goût plutôt sucré, mais sans la passion du Sulfur, et, constipé à l'extrême, va prendre du poids plus rapidement, les emonctoires cutanés étant-de loin-bien moins actifs. (notez en passant comme il devient simple de conseiller telle ou telle plante pour draîner les bons écmonctoires selon les types sensibles)

    Calcarea va en ch.er (jeux de mots faciles) avec les laitages, fromages et oeufs, dans un monde "moderne", qui propose du lait aux hormones, corps de Mayard, et autres finesses qui n'ont rien à faire là dedans. Voilà donc notre pauvre Calcarea (surtout carbonica) qui va être frustré (et de plus en plus tôt) de vers quoi il est spontanément attiré. ça calme. Sans compter que pour le mettre à faire du sport, celui là, il faut se lever de bonne heure. Son cousin germain, Calcarea phosphorica, plus attiré par la viande et les lardons, aura la part belle: là, la société flatte ses vices, et il n'aura que l'embarras du choix. Mais en bon phosphorique qui se respecte, son appétit (vite rassasié) lui sauvera la mise sur le court moyen terme. A long terme, par contre, qui sait ce que seront devenu, dans son corps et dans son métabolisme, toutes les hormones, les antibiotiques qu'il aura ingéré avec la viande.

    Natrum mur, lui, c'est le sel qui le tiend (ou qui le lâche). S'il ne se dirige pas vers autre chose que le sel raffiné, il aura tôt fait de se déminéraliser et de passer vers un Silicea, par déséquilibre dans les apports minéraux. Longtemps pourtant il sera "sauvé" par une tendance à l'hyperthyroïdie modéré qui lui permettra de manger largement plus que la moyenne, sans prendre le moindre poids. Quand je vous dis qu'on n'est pas égaux! Mais la jeunesse n'a qu'un temps, et avec l'âge et l'entrée en scène de la sycose, notre Natrum mur pourrait bien se refroidir et, par exemple, évoluer vers Arsenicum!

    Parlons en d'Arsenicum! Quelqu'un connaît il vraiment ses goûts? Toujours la crainte d'être empoisonné, j'avais retrouvé dans un repertoire son dégoût des fruits et légumes (non confirmé par les Matières Médicales que j'ai consultées). Bref, avec sa crainte, son angoisse, et la grande prudence et méticulosité qu'il prend pour le choix de ses aliments, on se demande finalement comment il pourrait s'intoxiquer et prendre du poids! Et pourtant, des Arsenicum gros, il y en a.....

    Sepia ou Nitricum Acidum, avec leur goût immodéré pour les cornichons, pickles et aliments plutôts acides, ont au moins un avantage sur leur cousin Natrum Mur, c'est qu'ils ré-ensemencent, sans le savoir (mais cela n'engage que moi), leur flore microbienne intestinale: le fameux microbiote. J'ai rarement vu des Sepia gros, mais, comme partout dans la Nature, des exceptions, il y en a!

    Que dire de Nux et de son appétit immodéré pour les stimulants de toutes sortes, qui vont d'ailleurs lui occasionner moult ennuis douloureux quoique bénins pour la plupart (comme des hemorroîdes). C'est que le foie fonctionne mal, ou peu, ou pas assez, bref, le foie ne fait pas correctement son travail d'assimilation, et a besoin de repos et de draînage. Là encore, l'émonctoire pulmonaire est à stimuler, et l'activité physique à encourager. Sur le plan phytothérapique, il peut être parfois plus intéressant, chez lui, d'axer le draînage sur le sytème urinaire que hépatique, au moins dans un premier temps, pendant qu'il assure un sevrage de ses "stimulants". Nux peut prendre du poids, verser dans l'alcoolisme, et faire alors un pas vers Aurum et/ou Lachesis. N'oublions pas que la Luèse a pour étiologie l'alcoolisme chronique, et comme constitution principale, Fluor!

    D'ailleurs, parlons en de Fluor? et de la lignée Luétique d'ailleurs! Je n'ai jamais trop bien déterminé leurs goûts, même si leur appéténce pour l'alcool, le tabac et les drogues, est bien cachée et bien réelle (il faut fouiller.....) Mais leur appétit est souvent glouton, sans qu'aucun autre signe n'évoque le glouton Antimonium crudum. D'ailleurs, existe t il une constitution Fluorique pure? Jusqu'à présent je ne l'ai pas encore trouvée. Il y a pourtant un élément qui "sent mauvais", si je puis dire, dans l'étiologie du Fluorisme, et qui, je pense, est à l'origine de bien des troubles du comportement alimentaire, que ce soit obésité, boulimie ou anorexie, c'est la maltraitance dans l'enfance (que ce soit des violences physiques, ou sexuelles, ou les deux). 

    A suivre....

    Avec cette courte vision de l'Homéopathie sur la prise en charge des troubles alimentaire, j'en oublierai presque de dénoncer certains professionnels de la "grande malbouffe", et d'annoncer des groupes de paroles et de suivi comme les outremangeurs anonymes.

    on s'en reparlera dans un prochain post

     

    Docoach

     

     


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    Samuel Hahnemann idéntifiait, à son époque- et nous en avons encore les conséquences de nos jours- des modes de réactions qu'il nomma "diathèse", et dont l'origine de chacune d'entre elle, était un "miasme".

    Psore, Sycose, Luèse, Tuberculinimse, devait "s'enrichir' dans le siècle qui suivit par le cancérinisme et la diathèse dysimmunitaire, par les travaux de Léon Vannier, Henri Bernard, et Max Tétau, notamment.

    Sankaran, plus excentré sur le plan géographique, détaillera de manière différente ses misasmes:

    certes, la psore, la sycose, la luèse le cancérinisme et le tuberculinisme sont présents également dans l'homéopathie Hindoue( Sankaran), mais Malaria (le paludisme) Typhoïde, Teigne, et Lèpre viennent "enrichir" les modes de réaction qu'on a l'habitude de connaître dans le monde de l'homéopathie occidentale.

    Rien de bien étonnant là dessus, si finalement on considère l'évolution socio-hygiènique et la géographie:

    -la typhoïde a été éradiquée depuis l'époque heroïque de Vannier ou Bernard, par l'hygiène. Les salmonella, normalement, on leur fait la chasse dans toute la chaîne alimentaire, et , sauf accident, on n'en entends plus parler.

    -la malaria (le paludisme), est déjà plus discutable. Certes, pour l'instant, les moustiques "tigres" n'ont pas encore les conditions optimales pour pulluler sous nos latitudes, mais ça pourrait venir. Par contre, les voyages exotiques sont, peu ou prou, à la portée de toutes les bourses, sans parler des voyages "de formation" dans les pays d'endémie. Max Tétau le signalait déjà: le "plaudisme" "muriatise" la constitution. Selon lui, cette "muriatisation" intervient d'ailleurs plus volontiers sur une constitution de type Sulfur. D'autres homéopathes considèrent que le muritatique serait plutôt , en fait, à la base, un phosphorique. 

    Pour le lecteur lambda, tout ça pourrait n'avoir aucun sens pratique. C'est tout le contraire. Primo, cela montre à quel point la constitution est évolutive. Ainsi, le semblable change au fil du temps, sous l'influence de l'environnement, ce mot étant considéré dans son sens large. Ensuite, connaître, et surtout re-connaître le parcours environnemental est un guide précieux pour le choix de la famille de semblables.

    Cette parenthèse étant fermée, le paludisme, et surtout ses conséquences sur la constitution humaine, sur sa santé, et sur les moyens homéopathiques dont on dispose pour le soigner au mieux, c'est, sous nos latitudes, le voyageur. Pour Sankaran, qui travaille en Inde, il en va bien entendu différement. China doit être un remède de prescription courante pour lui ?!

    -le sujet des Teignes est un peu particulier: si les moyens modernes dont on dispose en Occident sont radicaux pour soigner les teignes (qu'on ne voit plus, ou bien moins, là encore, pour des raisons d'hygiène évidentes), l n'en va pas de même des parasites: candida, trychophyton, mircosporum et autres joyeuses levures pullulent et sont -je trouve, dans mon expérience- fréquente, récidivantes, et résistantes. Les homéopathes du siècle en cours rapportent les parasitoses à la psore. C'est logique: "la peau c'est la psore" comme on a coutume de dire. Il y a aussi le problème de la dysbiose intestinale, de l'excès de sucre (cachés) qui sont sans doute, actuellement, et même en Inde ou ailleurs, une origine négligée de pullulation "parasite".

    -la lèpre: wow, là je développerai plus tard, car le sujet m'intéresse, mais je n'ai pas eu le temps encore de m'y pencher (avis aux bonnes âmes ;-)

     

    Curieusement-ou pas-, Sankaran ne parle pas de diathèse dysimmunitaire. Santourian, de son côté, même s'il est issu des courants de pensées homéopathiques actuels, ne voit là qu'un miroir aux alouettes, une sorte de leurre, dont la dénomination masque notre incapacité à comprendre la "cause des causes". C'est un sujet pour lequel un autre post sera réalisé, un de ces jours.......

     

    Terrain, réaction, microbes. Symbiose et tout va bien!  Déséquilibre, spécialisation d'une ou de certaines fonctions immunitaires, perturbation de notre "code génétique microbien", et la maladie est là. Avec plus ou moins de gravité selon la nature du problème ou même des soins.

    D'abord ne pas nuire.

    Et que ton aliment soit ton première remède.

    On y reviendra toujours

     

    Docoach

     

     

     


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    Bon moyen pour retenir la psychologie de LACHESIS, lorsqu'on débute dans l'étude de la Matière Médicale.

    bien entendu, c'est très réducteur de ne voir, dans ce venin de serpent, que ce côté dans toute l'étendue de son action.

    Mutique le matin, elle n'est pas la seule (Nux et Sulfur, pour ne citer qu'eux, ne sont pas à prendre avec des pincettes au saut du lit), loquace le soir (Cenchris est exactement l'inverse, et il s'agit encore là d'un serpent), elle n'est pas là QUE pour dire du mal de la voisine ;-)

    D'ailleurs elle n'est pas la seule à être loquace (Actea Racemosa, Cenchris, ou encore Paris Quadrifolia n'ont rien n'a lui envier), et il ne faudrait pas trop croire qu'elle n'est là que pour "cracher son venin" (amusantes les expressions populaires), ou pour, sous des abords chaleureux (pour reprendre l'expression chère à Jacqueline Barbancey), chercher à tout connaître sur son interlocuteur afin de le mieux manipuler. (vicieux ces serpents! les expressions populaires ne mentent pas LOL!!)

    Non, elle exprime aussi une hyperesthésie plutôt qu'une "hypersensorialité" (qu'on retrouve d'ailleurs plutôt je trouve dans les venins d'araignées (comme Theridion et son hyperacousie douloureuse notamment. il y a aussi Asarum et Opium qui ont là une action non négligeable, mais nous sommes là dans le végétal). Et quoi de plus hyperesthésique qu'une piqûre de serpent!! 

    Je me souvient d'un patient -agriculteur-qui s'était fait piqué une fois. Chaque nouvelle lune, depuis, les douleurs revenaient de manière systématique. Ca peut surprendre cette périodicité, mais c'est un fait. Et les pharmacologies de Matières Médicales des venins de serpent en témoignent bien.

    Bref, elle (mais on pourrait dire "il" également. Lachesis n'est pas qu'un médicament féminin, même s'il sera plus souvent évoqué chez une femme). disons donc plutôt "le malade lachesis" exprimera par la parole (et mal) la douleur insupportable du corps. Voilà pourquoi sans doute, il reste un médicament de deuil à ne pas négliger. (Mutique: Natrum Mur)

    Bref, je ne vais pas faire le tour des venins de serpent. Si vous voulez jetez un oeil sur mon post là dessus, allez ici.

    Poursuivons sur Lachesis en évoquant que "Zincum agite les pieds comme Lachesis agite la langue" ! Certains pharmacologistes ont d'ailleurs évoqués la présence accrue de Zinc dans le venin du serpent Lachesis, ce qui en ferait donc une bonne analogie avec le minéral lui même (Zincum) qu'on décline sous toutes ses constitutions pour soigner les agitations-effectivement-des membres inférieurs (les membres supérieurs? Kalium bromatum).

     Parlant de constitution, j'ai souvent vu Lachesis se développer sur des constitutions volontiers carboniques. Sans rentrer dans les querelles d'école (Paris et ses 6 constitutions, Lyon et ses 3 constitutions), mon expérience m'a souvent montré Lachesis se développer sur la constitution carbonique (voire même plutôt, à la base, chez le sujet Sulfur). Alors, ne levez pas les boucliers tout de suite, collègues émérites, je ne ferai pas là de l'hérésie, mais on peut se demander si Sulfur n'engendre pas seulement Aurum mais aussi volontiers Lachesis? Après tout Sulfur n'est il pas, dans sa caricature, le vendeur-né?  celui.....qui parle pour convaincre, "embobiner" en un mot? Cela ne rappelle-t-il pas les enveloppements morbides du serpent? l'analogie ne peut être poussé bien loin, bien entendu, puisque c'est le Boa qui étouffe sa proie, plutôt que la vipère. Toutefois, le venin du serpent Lachesis "étouffe" par sa toxicité vasculaire et tissulaire.

    à suivre

     

    Docoach


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  • S'il les compléments peuvent être utiles et nécessaires au départ d'une prise en charge en micronutrition, il faudra bien , un jour ou l'autre, porter soin à l'alimentation pour qu'elle prenne soin de nous.

    Les pratiques ancestrales comme décrîtes ci dessus font partie intégrante d'une alimentation vraiment nourrissante........

    A la maison, on disait "faire nos bocaux" pour l'hiver, héhéhé, mais les Arméniens ont sans doute adoptés des stratégies de survie, vu les catastrophes . Cela dit, ces habitudes remontent sans doute AVANT les périodes de pogrome. Voire même à NOé ;-)

    Alors, prévoyez donc de "faire vos bocaux" !!

     

    Docoach


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    Notre matière médicale est toujours pleine de surprise.

    Lycopodium est vif, intelligent,, certes impatient et coléreux aussi, mais d'une colère verte et qui n'oublie pas.

    Tout cela cache bien entendu une extrême sensibilité, et s'il n'avait pas si peu confiance en lui, il s'exprimerait d'une autre façon.

    Mais pourquoi si peu confiance? alors qu'il est vif et intelligent.

    La matière médicale nous apprend que sa digestion et son système urinaire sont "foireux".

    Migraineux s'il passe l'heure du repas, vite rassasié et pourtant d'un vif appétit. Ballonnements et vents lui pourrissent la vie à partir du nombril jusqu'à la sortie, et ruinent sa fin d'après midi.

    Il finit par prendre un ventre rondouillard, pendant que ses membres, progressivement, se "rachitisent". On pourrait presque alors le confondre avec SILICEA, si certains autres petits signes n'en faisaient la distinction.

    Le paradoxe de l'histoire de LYCOPODIUM, à mes yeux, c'est son extrême intelligence qui contraste avec ses faibles capacités digestives et d'assimilation.

    Comment faire un cerveau brillant à partir d'une bedaine qui part en confiture?

    N'est ce pas là l'inverse de ce que la micronutrition nous apprend?

    Voilà un bel exemple illustrant les mystères des corps biologiques en général, et du corps humain en particulier.

    La mictronutrition n'a pas encore TOUT résolu, loin de là.

    Aucune thérapie n'est une panacée.

    Plus que jamais, toutes doivent agir de concert, pour donner le meilleur de chacune pour la santé de tous et toutes.

    Remercions en passant LYCOPODIUM :-)

     

    Docoach


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