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    Les consultations s'enchaînent au dispensaire des Mines.

    Mr R. rentre dans la salle d'examen. Il vient pour faire renouveler son traitement.

    La conversation est celle d'une consultation, mais on en profite pour parler de choses et d'autres, en même temps que je l'examine. "la pluie, le beau temps".....

    Et puis, et puis, il me parle alors de son poignet:

    -depuis quelques temps l'humidité le fait souffrir.

    Ok, soit. Je l'examine, et tout de même je trouve un poignet plutôt déformé. Ce Mr est relativement âgé (c'est un sextuagénaire presque dans sa 70ème année, parfaitement autonome).

    Je lui en demande un peu plus.

    Quand cela a t il commencé, et surtout suite à quoi ?

    Il m'explique qu'il y a trois mois, il a chuté sur sa main. Comme cela lui faisait très mal, il serrait fort un bandage autour de son poignet, et le desserrait la nuit (ou vice versa le jour, je ne sais plus...!). En tout cas, dès que la douleur recommençait, il serrait son bandage à nouveau très fort pour ne plus avoir mal.

    Mr R. est un ancien mineur.

    IL "en a vu d'autres", comme il dit.

    Bon.

    Ok.

    Je lui demande tout de même s'il est d'accord pour passer une radiographie. 

    "bof, me dit il , si vous voulez, mais que voulez vous qu'on fasse maintenant?"

    Tout de même, ce poignet est déformé, cela m'intrigue cette histoire. J'ai pris l'habitude de soigner des Mineurs, et j'ai bien compris que ce sont des "durs" d'une manière générale. C'est certain que des "plans galères" ils ont connus bien plus que nous.

    "M'enfin", comme dirait GastonLagaffe!

    Mr R accepte donc de passer une radiographie.

    Je le revoie un mois plus tard. (Pas pressé le mec !) Et je le revois , en fait, pour un tout autre problème que son poignet, mais il m'apporte les radiographies avec, juste histoire "de me faire plaisir".

    Bilan : fracture de Poutteau colles déplacée et consolidée du poignet droit!!  Dingue!

    Alors voilà un patient assez robuste, ou plutôt assez résistant à la douleur pour pouvoir être passé  au travers d'une fracture des deux os du poignet sans la médecine......Mais pas sans soins, certes. J'ignore la totalité de ce qu'il a pû faire comme soins sur lui même. Mais le constat est là. Alors voilà. Un épisode comme ça, on ne l'oublie pas. 

    Epoustouflant !

    Docoach

     

     

     


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  • 80% du pays est une forêt.....

    On ne consomme pas de tabac, considéré comme stupéfiant.......

    C'est déjà stupéfiant!

    ......

     

    Docoach


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    Petite anecdote sympathique, qui m'a fait vraiment vraiment très plaisir.

    Un patient de longue date, dont la situation sur le plan administratif était jugée "dépassée" par les "fascinés" des règles administratives qu'on trouve de temps en temps dans les administrations, précisément, m'a confié il y a peu son expérience.....

    Donc, le préposé à la régulation de son dossier administratif l'admoneste sans ménagement au cours de l'entretien:

    "Mais enfin, Mr X, vous ne relevez plus de cette catégorie, mais bien plutôt de telle autre"

    -Mr X: "ah, ben si vous le dîtes........Moi , vous savez, je n'y connais rien là dedans, ma profession c'est Paysagiste ne l'oublions pas si vous le voulez bien."

    -le préposé:" c'est à votre médecin référent de le savoir et de vous remplir les formulaires b35, c48, et xzcerfa 2018, et de nous les transmettre, c'est aussi simple que ça".

    -Mr X: "ah là dessus je vous arrête: mon médecin a autre chose à faire que de s'occuper de paperasse. Il tente de soigner du mieux qu'il peut des maladies de plus en plus incompréhensibles, il se forme au quotidien sur tous les sujets possibles et imaginables, dévorant quantité de livres, articles, vidéos, etc..... et je ne vais certainement pas lui rajouter du travail "socio-administratif" là dessus si je veux continuer à compter sur lui. Que ce soit bien clair."

    -le préposé: -silence-

     

    Voilà une chouette anecdote qui méritait d'être rapportée!

    Merci à Mr X en passant ;-)

     

    Docoach

     


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    Mr M. fait une accident de la voie publique. Dans sa voiture son pied droit reçoit une sorte de "contre-choc" de la pédale d'accelerateur.

    Passage aux pavillon des urgences. Premier bilan radiographie négatif a priori.

    Mais Mr M souffre toujours et son pied est encore bien oedématié.

    Je préfère faire une deuxième radiographie de contrôle. 

    Négative.

    Mr M. continue ses soins, mais je suis plutôt inquiet. Son pied est toujours bien oédematié, nous sommes à près de trois semaines après son accident.

    Je demande une troisième radiographie ET une scintigraphie si la radiographie est négative.

     

     

     

    Mr M prend rendez vous pour les deux examens.

     

     

    Le compte rendu de la radiographie est laconiquement le même que le précédent.

    Mais je suis perplexe lorsque je vois les clichés.Je compare les trois radiographies et il y a un "je-ne-sais-quoi" qui me gêne, sans parler de son pied, qui, localement, reste sensiblement bien oedématié, sans vraiment d'évolution depuis un mois.

    Il faut savoir se remettre en question et passer la main.

    La scintigraphie sera réalisée dans la semaine.

    Cliché ci dessous.

    Foyer d'hyperfixation sur le pied concerné.

     

     

    Le 

     

    des images plus préçises sont demandées cette fois-çi par le service de radiologie.

    Ouf! 

    Et là, un foyer d'hyperfixation suspect est clairement mis en évidence.

     

    On complète rapidement par le scanner juste avant la consultation auprès du chirurgien orthopédique.

    Le diagnostic, pas évident au premier abord, est enfin fait: fracture complexe du premier rayon du pied: tête du premier métatarsien ,avec subluxation et arrachement osseux du premier cuneïforme.

     

    Mr M. sera opéré un peu après pour réduction sanglante sous AG et pose de broches.

    Réeducation et physiothérapie.

     

    Voilà une histoire comme on en a finalement assez souvent en médecine polyvalente.

    Rien n'est jamais si simple que ça. Et il faut savoir se remettre en question, remettre en question le diagnostic initial. Le corps change, évolue, parfois il faut peu de choses pour mettre en évidence une lésion qui couvait. C'est pourquoi dans ce genre de scenario, on ne peut jeter la pierre, chacun étant bien entendu faillible. Il faut toutefois prendre la peine de demander un nouvel avis, un nouvel examen complémentaire (que ce soit biologique, radiographique, etc...), et reprendre à zéro.

    Des histoires comme celles-ci, nous en avons certainement toutes et tous dans notre expérience, et le "progrès" de nos sociétés modernes est en train de multiplier les diagnostics difficiles.

    J'extrapole volontairement à la fièvre: cette alarme presque "banale" (qu'on étouffe d'ailleurs trop par la paracétamol au moindre "pet de travers") est en train de disparaître. Je m'explique. De nos jours, seuls les nourrissons (jusqu'à deux ans en moyenne, et de moins en moins chez l'ado) font des vraies Fièvres, avec un grand "F". Et cela complique de plus en plus la prise en charge diagnostique. Jusqu'à présent, la fièvre restait un élément diagnostique et de surveillance des plus fiables (les anciens comme moi ont connus les "feuilles de température" au pied des lits des malades dans les hôpitaux, qui n'existent plus aujourd'hui......). De plus en plus de maladies sont "torpides" ou "froides", sans parler des maladies immunitaires. Leur prise en charge par l'abord clinique est de plus en plus délicat car les réactions de l'organisme sur lesquelles on se basait autrefois pour établir le diagnostique, soit n'existent plus, soit ne sont pas assez franches pour pouvoir être prise en compte. C'était déjà le cas chez le sujet âgé depuis longtemps, mais les adultes maintenant sont dans le même cas.Je reviendrai sur ce que je pense être les causes de ce trouble......

    Docoach


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    Cet article date de 2014, consiste en une étude rétrospective d'ordre statistique.

    Plus de 20 ans de recul. En France, préçisément.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25395338

    D'après cette étude, il y aurait un lien potentiel de causalité entre la vague de nouveaux cas en plus de Scléroses en Plaques , en France, et le pic de vente des vaccins contre l'hépatite B, suite à la campagne de vaccination de masse des années 1992 à 1997. L'adjuvant à l'aluminium est pointé du doigt également (cf tableau Critères de Hill).

    Les années qui ont suivi on vues d'ailleurs l'indication du vaccin se restreindre aux seuls personnels soignants, et........aux nourrissons. Comprenne qui pourra......

    On peut remercier l'auteur de cet article, Dominique Le houezec, qui a pris la peine d'explorer les données libres d'accès de la CPAM et celles du comité de vigilance du médicament. Puis, d'en faire une étude statistique critique.

    Bon, alors il existerait bien une correlation. 

    Dans cet article, dont nous n'avons que le résumé, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16206512/, il paraît clair qu'au fait des risques de maladies immunitaires liés au vaccin contre l'hépatite B (là, c'est clairement écrit. Dommage qu'on ne puisse avoir l'article complet en ligne), l'intérêt du vaccin est certain pour prévenir l'hépatite B chez celles/ceux qui s'y exposeraient (...euh, encore heureux hein!), et que, conjuguant ces deux termes de l'équation, il serait plutôt "de bon sens" que celle/celui qui va se faire vacciner contre l'hépatite B en soit informé(es), et choisisse(nt)-ou pas, de le faire pratiquer.

    Déjà là, on va vraiment loin:

    -primo, "on" reconnaît clairement les risques.

    -deuxio, "on" en informe les potentiels "utilisateurs".

    -tertio, ce seront elles/eux qui choisiront.

    On peut toujours rêver hein......

     

     

    Alors, pour les "contre-preuves", maintenant:

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10470051/

    hélas, pas d'abstract disponible, et encore moins d'article complet bien entendu......

    Cette étude suivante, dont nous ne disposons que du résumé, malheureusement, est prospective-retrospective, et a fait des mesures (où? les US?) par récolte d'informations sur dossiers médicaux et par téléphone. Elle met en évidence une absence de lien entre sclérose en plaques et plusieurs vaccins autres que celui contre l'hépatite B mais aussi ce dernier.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12707063/

     

    Voilà voilà voilà........

    juste histoire de me faire l'avocat du Diable

     

    Docoach

     

     


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