• Depuis l’arrivée des anti depresseurs serotoninergiques, le matraquage presque indécent des promoteurs de cette classe de médicaments, et des enseignants aussi “perroquet” que pompeux, n’a eu cesse de me faire réflechir sur la pertinence des messages qui ont été véhiculés:

     

    -”la sérotonine, hormone( ou neurotransmetteur )du bonheur, du bien être “

    -”depression = déséquilibre chimique neuronale : carence en sérotonine dans le système nerveux”

     

    Rien que ça doit nous éveiller, nous sortir de la torpeur ou de la confiance aveugle qu’anciens étudiants, nous avions vis à vis de nos Professeurs d’Université, et qu’aujourd’hui, toujours étudiants-et même plus que jamais!-nous leur attribuons encore, parfois à raison et d’autres fois…..à tort !

     

    Alors je vais revenir sur ce neurotransmetteur, sur le fonctionnement du corps humain, sur les conclusions légitimes qu’on peut avancer, et sur les questions qu’on doit se poser.

     

    La sérotonine, je l’ai connue il y a plus de 20 ans en arrière, non pas lorsque j’étais sous le coup du matraquage promotionnel -pardon, je voulais dire sous le coup des “modules universitaires” de psychiatrie-en tant qu’externe, puis livré à des patrons Psychiatres, en tant qu’interne, qui auraient pû (?) ou dû (?) m’en parler avec plus de sérieux. Notez que je ne parle pas de connaissance, mais de sérieux. Etre sérieux représente un état dans lequel, très honnêtement , on expose ses connaissances ET dans lequel on reconnait ses ignorances sur tel ou tel sujet.

    En l’occurence ici, la sérotonine.

     

    Donc, la sérotonine, je la découvre à ce moment là, 20 ans en arrière, mais pas dans le domaine de la psychiatrie, même pas dans le domaine de la neurologie, mais en histo cyto embryologie , et même plus exactement en cytologie hématopoiëtique: le sang, au sens large: les cellules sanguines, qu’elle soient dans les vaisseaux ou dans le tissus conjonctif.

    Je vais la re-découvrir environ trois ans plus tard, pendant un cours d’hématologie.

    Entre les 3 années: silence.

    Il faut dire qu’il y a toute l’anatomie, la physiologie, la chimie organique, la biophysique, etc…..qui prennent une place importante du cursus.

     

    Bilan de ces premiers contacts avec la sérotonine: peu de choses: mais non moins importantes:

    -primo, elle est un puissant vasoconstricteur: comprenez: elle resserre les vaisseaux sanguins très fortement.

    -deuxio: on la trouve -je devrais dire “on la trouvait à ce moment là”, essentiellement dans certaines cellules de la lignée blanche du sang et dans le système nerveux.

     

    3 années passent encore.

    Les services de psychiatrie utilisent volontiers les anti depresseurs “tricycliques” (j’y reviendrai) et la sismothérapie pour soigner les mélancolies.

    La depression -celle que vous connaissez tous et dont on vous habille au moindre vague à l’âme- pointe doucement le bout de son nez.

    Doucement, mais sûrement;

    Le DSM (ce grand et beau livre...) qui psychiatrise lui aussi, doucement mais sûrement toute la population, conditionne les prescripteurs vers la sacro sainte “solution chimique”……..

    Et alors, là, le raz de marée: je termine alors mes études de second cyle en apprenant que la depression, c’est une carence en sérotonine dans le cerveau et dans les nerfs. Rien de moins.

    Allez hop, circulez, ya rien à voir!

    Etes vous Triste ? Hop, un cp de Prozac et tout ira mieux.

    La déferlante peut commencer.

    Tout le monde- y compris nous, les “scientifiques” soit disants- acceptons le plus niaisement possible, l’inacceptable.

    Plusieurs années vont passer encore, et on découvre que la sérotonine , comme d’autres neuromédiateurs, sont présents aussi…...dans les intestins.

    Les naturopathes y voient là une reconnaissance d’un de leur leitmotiv-et pas des moindres-qui prône la santé des intestins avant tout le reste. Reste, dont la depression, qui, forcément, suivra……

     

    Alors revenons à nos moutons en général, et à la sérotonine en particulier:

    -elle est présente dans le sang, dans les intestins et dans le système nerveux. Comme 99% des autres substances biochimiques du corps. Un scoop….

    -elle est vasoconstrictrice. Mais ça, c’est déjà de l’histoire ancienne. On vient de vous dire qu’elle est l’hormone du bonheur ! La vasoconstriction, on laisse ça à l’adrénaline ou à la cocaîne ou à la xylocaîne…...

    -elle se concentre dans certaines parties du cerveau et du système nerveux et pas d’autres, comme 99% des autres molécules chimiques-nerurotransmetteurs et neurohormones.

    Là par contre, ça fait moins rigoler.

    On commence à repérer des réseaux neuronaux, dont le métabolisme, en partie au moins, est sous la responsabilité de molécules chimiques déterminées, mais triple cerise sur le gâteau, non seulement il existe des variations intra-personnelle au cours de la vie, non seulement il existe des variations interpersonnelles dans la population mondiale, mais il existe aussi une plasticité neuronale (comprenez que les réseaux de neurones se ré-organisent au cours de la vie) dont la responsabilité incombe (ou “décombe” comme diraient si bien les inconnus) aux neurotransmetteurs.

     

    -sur le plan neurobiochimique:)

    Les études pharmacologiques plus récentes contredisent les couleuvres qu’on nous avait fait manger pendant nos études (à savoir, l’effet anti -depresseur est en lien avec l’augmentation du taux de sérotonine dans la fente synaptique. Rien n’est moins vrai). En effet, rien n’est moins certain, et les spéculations actuelles se portent sur l’effet potentialisant (par l’augmentation du taux de sérotonine synaptique) des recepteurs post synaptiques à la sérotonine, mais, et tenez vous bien, certains recepteurs en état d’hyperactivité auraient un effet anti depresseur (et encore on n’en est pas sûr!) et d’autres auraient un effet inverse! (voilà qui expliquerait facilement pourquoi les débuts de traitement majorent le risque de suicide chez ceux, qui,pour des raisons génétiques (ou autres?) seraient mieux pourvu de certains recepteurs que d’autres…) . Mais si seulement tout ceci n’était pas au conditionnel, on pourrait avancer. Hors tout cela n’est que spéculation.(David & Gardier, 2016)⁠

    Mais certaines études sont moins spéculatives et permettent de tirer des conclusions factuelles: elle est impliquée dans la genèse de la peur et de l’anxiété(Marcinkiewcz et al., 2016)

    La Fluoxétine (un anti dépresseur “sérotoninergique”) bloque le système gaba-glutamate neuronal. (Lazarevic, Mantas, Flais, & Svenningsson, 2019)

    Il est important ici de préçiser que le couple “glutamate-gaba” est un peu l’équivalent chimique du couple “détente-tétanie” sur le plan clinique.⁠⁠

    Nous voici donc face à une molécule chimique aux propriétés complètement hasardeuses(voire fallacieuses)sur le plan du moral, mais qui, très clairement, induit anxiété et peur, et dont le blocage chimique induirait  le blocage d’une voie neuronale de détente du système nerveux. Ceci pouvant expliquer cela, c'est une des raisons, et non des moindres, de ne jamais arrêter un traitement antidepresseur sans avis ni suivi médical sérieux!!

     

    le fonctionnement du corps humain

    je ne vais pas détailler tous les métabolismes du corps humain (ou animal), mais tenter une synthèse sur les mécanismes neurologiques qui soutiennent….la survie. Puis j’évoquerai un peu (on en sait encore peu finalement!) les structures et les réseaux nerveux responsables des émotions (peur, tristesse, joie), de la mémoire, des obsessions, de l’intellect, de l’intuition, de la volonté et de la personnalité.

    Pour la survie, c’est une seule région (mais intriquée et en interrelation avec tout le reste!) qui est à l’origine des fonctions les plus instinctives qui soient: manger, boire, dormir, se reproduire, se protéger et protéger la pro-géniture en luttant ou fuyant.

    Tout ça dans une structure cérébrale très centrale: l’hypothalamus.

    L’histoire de la pharmaco-neuropsycho-chimie Française est fortement en lien avec cette région particulière du cerveau (Laborit, Halpern, Bovet et Charpentier, 1935 à 1950. (Even, Debré, & Hugnet, 2018)⁠), et il n’est pas improbable que cette même histoire démarre encore plus tôt dans l’histoire du monde de manière moins scientifique et encore moins pour de nobles raisons……..(mais ce sera l’objet d’un autre post)

    Pour les émotions, mémoire, obsessions, intellect, intuition, volonté et personnalité, c’est -géographiquement parlant- situé juste au dessus (voir les théories de Mac Lean sur les 3 cerveaux, notamment, ou encore l’histoire de Phinéas Gage! Cette dernière histoire, j’en ai récamment eu une nouvelle présentation clinique authentique au cours de mon exercice médical). Certaines structures prennent le dessus sur d’autres en terme de “pilotage”, mais l’organisation en réseaux qu’on lui connait actuellement (grâce aux travaux du neurochirurgien Français Hugues Duffau) est en faveur d’un partage des fonctions contextuel d’une culture, d’une éducation, d’un enseignement, et ainsi de suite, mais aussi dépendantes des pérégrinations de la vie (la “plasticité” cérébrale).

    Cette apparente complexité est pourtant le substrat anatomique des sentiments, mémoire, intelligence, intuition, personnalité, etc…. Que nous connaissons bien. Ou plutôt. Que nous négligeons. Question de sémantique. Je m’explique: La fameuse “depression” ou “nervous breakdown” (ce deuxième terme ayant déjà une sémantique plus adaptée) est une entité pour le moins nébuleuse et un terme fourre-tout. N’importe qui, pris dans la tourmente des aléas de la vie, peut totaliser un score positif dans les “échelles de dépression”(Hamilton ou autre). Autrement dit, tout être humain analysé à l’aune des “échelles scientifiques de depression” ou à celle du maudit DSM (désole pour mes collègues afficionados de cette parodie de livre) peut être catalogué comme un “depressif”. Ce qui engendre fatalement, au choix, ou tout en même temps, la prescription, le désir de prescrire, la justification de la prescription, le besoin d’être reconnu souffrant,…….. C’est une pirouette scientifique qui frise l’indécence. L’humain exprime des émotions. Sachons d’abord les reconnaitre et les nommer. “il est triste” devrait remplacer les bien trop faciles “il est depressif”. Il est “en colère” devrait remplacer les “il est hystérique”, et je vous invite à dresser une liste à l’image de ces deux exemples, vous serez étonnés de ce que la langue Française peut être riche en description des émotions humaines. Leur substituer des mots aussi inappropriés que morbides et suggestifs (comme “depression”) est un abus de langage, certes banal pour mon concierge, mais inacceptable pour le professionnel…….

    Laissons l’humain exprimer ses émotions et prenons le temps de les nommer. Au pays des Droits de l’Homme !
    L’être humain (ou l’animal) souffre: il a mal, il est triste, et alors l’hypothalamus, en lien avec les structures qui lui sont supérieures anatomiquement (mais pas forcément physiologiquement, question de point de vue !), mais responsable des fonctions instinctives (souvenez vous et relisez plus haut), va interagir avec l’ensemble du système pour …...adapter le système à la nouvelle (et parfois limite destructrice, comme peut l’être par exemple une guerre ou un génocide ou toute autre atrocité dans laquelle l’humain aime à performer) situation.

    Autrement dit: “depression” ou “adaptation” ? Essayons au moins d’y réflechir….

     

     

     

    sur les conclusions légitimes qu’on peut avancer

    La sérotonine, pas plus que n’importe quelle molécule, n’est le neurotransmetteur ou l’hormone (ou la molécule) du bonheur. Ce raccourci est une erreur. Et la recherche biomédicale d’une molécule “du bonheur” est une démarche plus que discutable sur le plan éthique !

    La sémantique de la psychiatrie est à réviser plus que sérieusement en cette période d’abus de psychotropes, qu’ils soient prescrits par des professionnels ou qu’ils fassent l’objet de trocs ou de mésusages dans le cadre d’addictions ou d’auto-médication.

    Les échelles, nomenclature, outils d’évaluation psychiatrique doivent être l’objet d’une critique permanente par les professionnels de la santé. Sinon, c’est la “camisole chimique” pour toute la population, et l’expérience de Milgram pourra être à nouveau répétée avec un taux de réussite bien supérieur à celui obtenu dans les années 60…….

     

     

     

    les questions qu’on doit se poser

    Qui a la responsabilité de l’expression des émotions humaines ?

    Pourquoi n’utilisons nous pas les mots adaptés à leur définition lorsqu’il s’agit de décrire les sentiments humains ?

    Pourquoi réfléchir sur une “molécule du bonheur”? Est ce éthique?

    Comment en est on arrivé à une négation des sentiments humains?

    Quelle est la prochaine abomination mondiale qu’on ne va pas voir se dérouler sous nos yeux, faute d’abrutissement psychotropique?

     

    Docoach

     

     

    Bibliographie

     

    David, D. J., & Gardier, A. M. (2016). Les bases de pharmacologie fondamentale du système sérotoninergique : application à la réponse antidépressive. L’Encéphale, 42(3), 255–263. https://doi.org/10.1016/j.encep.2016.03.012

    Even, P., Debré, B., & Hugnet, G. (2018). Dépressions Antidépresseurs Psychotropes et Drogues, Efficacité, Danger, Contre Indications. (L. Cherche-midi, Ed.).

    Lazarevic, V., Mantas, I., Flais, I., & Svenningsson, P. (2019). Fluoxetine Suppresses Glutamate- and GABA-Mediated Neurotransmission by Altering SNARE Complex. International Journal of Molecular Sciences, 20(17), 4247. https://doi.org/10.3390/ijms20174247

    Marcinkiewcz, C. A., Mazzone, C. M., D’Agostino, G., Halladay, L. R., Hardaway, J. A., DiBerto, J. F., … Kash, T. L. (2016). Serotonin engages an anxiety and fear-promoting circuit in the extended amygdala. Nature, 537(7618), 97–101. https://doi.org/10.1038/nature19318

     

     


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    Voici une fleur plutôt sympa que j'ai trouvé en rentrant chez moi-comme quoi il est souvent profitable de négliger les moyens de transport moderne- et que j'apprécie autant pour ses propriétés thérapeutiques, que ses couleurs et son aspect.

     

    un ami du Ministère me racontait que son nom lui était attribué en raison de l'analogie de sa fleur avec la croix du Christ.

    voyons ce qu'en dit Wikipédia

    Elles tirent leur nom du fait que les missionnaires jésuites d'Amérique du Sud se servaient, pour représenter la Passion du Christ auprès des indigènes, de la fleur de cette liane : son pistil, les dessins de sa corolle et diverses pièces florales ressembleraient à une couronne d'épines, au marteau et aux clous de la Crucifixion.

     

    hop, on zoom un peu

     

    Etonnante fleur. En Homéopathie on l'utilise pour les troubles du sommeil ou pour gèrer différentes formes de stress, à des dilutions se rapprochant de l'effet phytothérapique.

    D'ailleurs, il ne me semble pas faire d'erreurs en écrivant qu'elle est souvent utilisée pour des indications nerveuses en phytothérapie.

    Bref, voici une fleur impressionnante pour le moins, et une plante certainement fort utile en thérapie.

    Docoach


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    Voici une fleur plutôt sympa que j'ai trouvé en rentrant chez moi-comme quoi il est souvent profitable de négliger les moyens de transport moderne- et que j'apprécie autant pour ses propriétés thérapeutiques, que ses couleurs et son aspect.

     

     

     

     

     

     

    Elles tirent leur nom du fait que les missionnaires jésuites d'Amérique du Sud se servaient, pour représenter la Passion du Christ auprès des indigènes, de la fleur de cette liane : son pistil, les dessins de sa corolle et diverses pièces florales ressembleraient à une couronne d'épines, au marteau et aux clous de la Crucifixion.


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  • Vidéo très intéressante.

    Bien avant mes études de Médecine, je remettais en cause la relativité des localisations fonctionnelles allouées à certaines parties du cerveau.

    Puis, au cours de mes études, à la fois en tant qu'externe et en tant qu'interne, j'ai été non pas surpris, mais certain que mes professeurs , ne jurant que par la localisation, se trompaient. Il suffisait d'observer les patients. Leur présentation clinique ne collait pas avec ce qu'on nous enseignait. Et puis, les récupérations étaient souvent inattendues au vue de nos théories enseignées à la Fac ou dans les Hôpitaux.

    L'apport des différentes technologiques confrontés à la stimulation cerébrale directe, "à crâne ouvert", comme le fait ce neurochirurgien actuellement, vient confirmer mes doutes.

    Sans remettre en question les latéralités, son expérience, qui s'enrichit au fur et à mesure qu'il pratique, met en évidence les circuits neuronaux du cerveau: non figés (cette "plasticité évoquée"), cablés à plusieurs étages, soumis à des circuits stimulants ou au contraire inhibants.  Ces neuro-circuits nous avaient étés évoqués de manière bien succinte à propos de certaines pathologies (le circuit nigro strié par exemple pour la maladie de Parkinson), à propos du fonctionnement de certains médicaments (la voie hypothalamo-infundibulaire des neuroleptiques à l'origine d'un de leurs effets secondaires par exemple). Manifestement, il en existe des tonnes dans le cerveau, et chacun de ces circuits est individuel, personnel. (Daniel le savait, et il le répétait souvent. Paix à son âme)

    Ce qui va être désormais un terrain de connaissance (voire un terrain éthique très discutable) pour le fonctionnement du cerveau en direct: le patient est réveillé pendant qu'on "cartographie" ses réseaux neuronaux cérébraux, va mettre en évidence le fait -j'allais dire évident- l'individualité de chaque cerveau par l'individualité de ses circuits. Selon que vous êtes acteur, magicien, pyromane, ministre, etc......

    De quoi faire frémir pas vrai ?!

    Mais bien entendu salvateur pour les porteurs de glioblastome (ce neurochirurgien est spécialisé dans leur ablation).

     

     

    Docoach


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    Vidéo simple et explicite.

    Depuis plus de 20 ans, j'ai opposé aux dogmes "chimique" ou "mécanique", la prise en main de leviers de soin puissants.

    Ceux de la parole, du toucher, du regard, de la Foi, de l'attente, de l'espoir.

    J'ai commencé cette prise en charge très tôt pendant mes études d'externe. 

    La main d'une personne qui souffre: osez la prendre. Vous verrez son angoisse se réduire, et sa douleur avec.

    C'est si simple.

    Pourquoi s'en priver ?

    Surtout qu'elle n'exclue en rien le recours aux autres voies chimiques ou chirurgicales lorsqu'il le faut!

    J'ai eu souvent le sentiment que le refus d'utiliser  l'"effet placebo" par mes distingués collègues était en rapport avec au moins 5 motifs, tous aussi dépassables les uns que les autres:

    -"ce n'est pas scientifique". ok. Et alors ? ça ne nuira pas, et n'empêchera aucunement d'injecter de l'adrénaline si besoin.

    -"c'est inefficace". mauvaise interprétation du phénomène. "effet placebo" n'est pas "placebo". l'"effet placebo" c'est du soulagement sans nuire. le but premier du soin.

    -"parler ou écouter un malade, cela prends du temps et le temps c'est de l'argent". cet aveu n'est que rarement exprimé bien entendu, mais il s'observe comme un nuage dans le ciel.....

    -"parler, écouter, etc... cela risque de me faire du mal à moi même". Aveu également rarement exprimé. Mais on sait implicitement que nombres de soignants se "protègent" de cette manière. Ce qui peut très bien se comprendre.  Une psychothérapie pourrait aider de manière sensible....

    -"si je donnai du placebo, on pourrait m'attaquer en justice". Dans ce cas, nombreux sont les recours qui n'ont pas eu lieu ! Car on use du placebo pour au moins 80% de notre pratique: le costume du médecin, l'ambiance du cabinet, l'aura des connaissances, l'expertise, à eux seuls, suscitent une attente qui déjà produit l'"effet placebo". Il colle à la profession. Il est la profession avant même le toucher, et bien loin devant la prescription d'une ordonnance.

     

    Je vous invite donc à écouter la vidéo de ce Collègue, qui, tout comme certains d'entre nous, n'est intéressé que par l'amélioration du malade, voire de sa guérison. 

    Docoach


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    Un patient, septuagénaire, qui lit assez mal le Français, m'a apporté un courrier de la sécurité sociale concernant le DMP. Le fameux "dossier médical partagé". 

    Seulement......il n'a pas d'ordinateur pour le créer !

    Toujours fortiches les glandus des bureaux administratifs. Alalala, si la c.nnerie se mesurait, il serviraient de mètre-étalons, ces dégénérés......

    Passons......

     

    Il y a quelques mois , une patiente que je connais a appelé les secours pour hospitaliser son père de 85ans en urgence. Allo le samu ? "on n'a personne à vous envoyer, appelez le service de garde" Allo le service de garde "désolé, on est débordé, appelez les pompiers". Allo les pompiers ? "cela n'est pas de notre compétence, appelez le centre 15" , et allez hop! retour à la case départ! Finalement, elle tombe sur un collègue d'astreinte à la "régulation": réponse: " appelez un taxi, portez le à l'intérieur et allez aux urgences".......Dans l'intervalle elle appelle une amie pour trouver une aide que le système sanitaire et social ne lui fournit pas malgré ses cotisations et celles de son père de 85 ans. Elle passe les mêmes coups de fil histoire de savoir où le bas blesse. Mêmes réponses laconiques.

    Alors que faire ?

    Allo Taxi. Porter le "pépé" à bout de bras, à deux, l'engouffrer dans le taxi et hop, direction les urgences.

    bilan des courses: hospitalisation 3 semaines pour pneumopathie. Perte d'autonomie sauvage et rapide pendant 3 semaines. Pas de kiné pour le mobiliser dans le service, pensez vous, il ferait beau voir qu'on le fasse retourner chez lui. Il y a du fric à faire.. Le patient devient très rapidement une trop grosse charge. Et......l'EHPAD se frotte les mains pour en tirer profit.

    Ce qui se fait. le Mr est dans une EHPAD. 3000€ par mois, toute sa retraite y passe + la contribution de sa fille, qui, en sus, lui prépare ses repas chez elle et lui les porte chaque jour, car le camp de concentration pour vieux-pardon l'Etablissement Hostile prolongeant agonie et désespoir- n'a pas les moyens de proposer des repas décents à son client qui paye 3000€ par mois.........

    Vive la République. Vive la France.......

    Docoach

     

     


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  • Si vous n'avez pas encore réservé vos vacances pour le 8 mai, un aller retour à Londres, pour nourrir votre cerveau (et ses facultés), à cette date là pourrait bien être LE plan "escapade utile" pour vous préparer à sauver les quelques milliards de neurones qui sont en train de griller sous le feu de l'incompétence politico-économique de l'Europe de la dérégulation des marchés.......

    https://mailchi.mp/foodforthebrain/reclaimyourbrain

    C'est une occasion presque unique de comprendre très clairement pourquoi les démences frappent de plus en plus tôt les hommes et femmes des pays développés, pourquoi les peuples ne luttent même plus contre la baisse dramatique du niveau d'instruction (avec comme corrollaire un taux d'analphabétisme qui progresse à plus du quart de la population scolarisée), comment les troubles psychiatriques (anxiétés, depression, insomnies) deviennent le model de vie sociale (!), comment et pourquoi l'autisme, les troubles de l'attention couplés aux "syndrome d'hyperactivité" chez les enfants sont en progression croissante, ou encore comment et pourquoi le DSM est en train de psychiatriser toute la population........

    Et, cerise sur le gâteau, cette journée sera dédiée à l'étude et la proposition de solutions basées sur la connaissance de la physiologie et de la nutrition encore sous-instruite  ou mal enseignée -et faut il le rappeler ? dénigrée systématiquement par certains-en Europe.

    Bien loin des repas à moins de 3€ des Etablissements Hostiles Prolongeant Agonie et Desespoir, véritables "camps de concentration Français pour vieux"!

    Mais nous aurons l'occasion d'y revenir.....

    Pour le 8 mai, une escapade à Londres pourrait bien être la Formation Médicale Continue qui vous manque cruellement, collègues toubibs, ou bien une l'Information Capitale qui vous manque cruellement, concitoyens.

    Bref, une journée à ne pas manquer si votre programme n'est pas encore bouclé.

    Une belle occasion de nourrir votre cerveau !

    Docoach

     


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    J'ai terminé la lecture du  livre de Mme Pelletier:

    EHPAD: Etablissements Hostiles Prolongeant Agonie et Désespoir

     

    Tout y est !

    -la maltraitance à domicile est bien décrite, puisqu'elle commence son passage dans le soin à la personne par du domicile.

    -toujours à domicile, les "Alzheimer", qui n'auraient besoin que de quelqu'un pour écouter leurs souvenirs....

    -la lenteur administrative qui permet de laisser traîner des situations morbides

    -les malversation des Associations loi 1901: pas un scoop, certes, il ne suffit pas d'être "à but non lucratif" pour être un modèle de vertu.....Associations qui sont légions dans le médico-sociale, et dont certaines ne respectent aucunement les droits du travail, en toute impunité, tout en privilégiant certains qui abusent.....

    -les taudis!! eh oui, bravo Mme Pelletier. Depuis le temps que j'en parle, qu'on en parle, dans le monde médical. Et pas seulement les personnes âgées vivent dans des taudis, mais qu'eux y agonisent et meurent, ......tout le monde s'en fout!

    -l'isolement

    -les familles qui se disputent l'héritage

    ...

    Puis vient son parcours dans les EHPAD: vous vous souvenez sans doute, je vous en ai déjà parlé: les Etablissement Hostiles Prolongeant Agonie et Désespoir.

    -les douches ? une fois par semaine, et encore.....

    -les résidents déments récalcitrants aux soins d'hygiène....

    -le renoncement à toute forme de dignité lorsqu'on rentre dans un établissement de ce genre....

    -les toilettes intimes, et les intimes odeurs, n'exclue pas la merde et la pisse qui jonchent le quotidien des résidents et des soignants....

    -le bipeur anxyogène

    -les déjeuners communs, qui n'ont jamais évités, et qui n'éviteront jamais la dénutrition, les carences et les démences carentielles...

    -la nourriture ! faut pas qu'un repas ne coûte plus de 4€ à la structure, alors que les mensualités d'un résident sont de l'ordre de 2000€....wow, tu m'étonnes que les "petits vieux" engraissent les actionnaires des EHPAD.....Un scoop pour moi, là aussi....J'ai l'air blasé parce que j'ai connu et que je me suis tiré, mais j'admire le livre de cette nana. Sincèrement. 

    -la SPHA: La Société Protectrice des Humains Agés. Qui n'existe toujours pas..... Il y a des fois , on aimerait être bébé phoque, pas vrai ?

    -L'escarre et la dénutrition. C'est inévitable dans ce genre de structure. Tôt ou tard.....

    -les équipes: complètement dé-soudées.

    -le passage des médecins "tiroir-caisse".

    -les transmissions sur ordinateur qui éloignent le soignant du soigné, et qui font perdre encore plus de temps: forcément, c'est du micro informatique......qui bug une fois sur deux!

    -la gâle ! et ouais, et personne ne pige que c'est un constat d'hygiène plus que précaire quand la gâle s'"invite" en EHPAD ? P.tain mais ça n'interpelle personne ? 

    -les acronymes GIR, PMP, GMP, qui déjà me gonflaient royalement quand j'étais interne pour me faire vomir aujourd'hui. Des outils de rendement. ni plus, ni moins. Le "p'ti vieux"', c'est du marché.

    -les collusions entre pompes funèbres et EHPAD

    -les démences par carence nutritionnelle (bien que non décrîtes comme tel: là, c'est moi qui l'évoque: "le sucre apaise"....laisse supposer que les déments (ou étiquetés tel) sont encore moins bien nourris que les autres.....Horrible.

    -les services d'onglerie , qui permettent de cacher la crasse sous les ongles....

    -les sorties payantes, une animation non comprise dans les 2500€ de loyer mensuel....

    -le sous effectif PERMANENT

    -la becquée au chronomètre

    -les transferts au mm2

    -les mensonges promotionnels qui sont fait aux familles....encore du VERNIS.....

     

    J'en oublie.

     

    Merci à vous Mme Pelletier pour cet état des lieux.

    2438 vues......

     

    Faîtes juste une comparaison avec la vidéo qui suit:

    1 969 196 vues !!!

     

    CONCLUEZ.......

     

    le "vieux" en France, n'intéresse personne d'autre que ceux/celles qui pourront faire du fric dessus.

    CQFD

     

    Docoach

     

     


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  • Il y a un petit moment que je n'ai pas rédigé de post sur ce blog, et du fait à la fois de ce silence, ainsi que de ma progression personnelle sur le plan intellectuel et pratique dans le domaine de la santé naturelle, il m'a parût nécessaire de rédiger une courte (si possible) synthèse sur le "problème" ostéopathique.

     

    En effet, la définition du “problème ostéopathique”, ainsi que son sens, mérite une mise au point:

    J’aurai aimé être exhaustif à ce sujet, mais c’est, bien entendu,une gageure….

     

    En effet, depuis Still, la “lésion” ostéopathique” a été l’objet de nombreux essais de définitions, ainsi que de versions multiples, variants selon les écoles, selon les auteurs, et selon les enseignants.

    Au départ, d’ une “perte de mobilité” d’origine orthopédique, on a glissé vers le concept de “perte de jeu”, en passant par des notions de “mobilité passive” versus “mobilité active” sans oublier la lésion primaire d’où découleraient toutes les lésions secondaires……

    Cette relative nébuleuse de la lésion ostéopathique a de quoi plonger le néophyte, tout comme le plus avancé, dans la confusion pour le premier, et dans le contre-sens permanent pour le second.

    Et depuis lors, rappelons que le “problème ostéopathique” pûrement orthopédique s’est enrichi de la “perte de mobilité” viscérale. Le second n’excluant pas l’autre. Et de l’oeuf ou de la poule ? Qui pourra bien le dire….?

    La notion de “segment facilité” d’Irwin Korr est un concept assez simple à comprendre finalement, mais peu d’enseignants en ostéopathie semblent l’avoir bien intégré, puisque très peu (et j’en ai eu plus d’un…..) en esquisse une définition claire……

    Pour certains même, il semble qu’il ne serait qu’une notion ancienne, pûrement théorique, sans implication pratique, tout juste bonne à être-mal-présentée par respect ou forme aux cours de l’enseignement thérorique, puis à être oubliée lors des travaux pratiques…..

    Rien à voir avec le TPA (Tonus postural asymétrique) des tenants de l’école Parisienne de Toffaloni, qui , pour pertinent qu’il soit, ne représente qu’un huitième des profils de postures qu’on peut être amené à analyser en pratique. Presque rien à voir non plus avec le “syndrôme de Maigne”, une triade cellulo-téno-myalgie d’une autre école Parisienne, qui m’a fait penser, lors des première fois où je m’y suis intéressé, à une extrapolation de la sciatalgie d’origine mécanique à tous les nerfs rachidiens. Simple, mais il fallait y penser.

    Quant à Sutherland et ses techniques d’”exagération de lésion”, on est à l’opposé des concepts des premier et 2éme degrés, NRS, FSR, et autres joyeuseries de Fryett, chères ou pas(c’est à l’appréciation du thérapeute ou des enseignants….) aux partisans des hautes vélocités (ceux qui “font craquer”), mais ses techniques fonctionnelles douces et délicates n’ont pas eu autant de succès que Bénichou (et d’autres )l’aurait peut être souhaité? Toujours est il qu’il a développé le concept de Respiration crânio sacrée (ou respiration primaire) qui fait du sens pour ceux/celles qui s’intéressent à l’ostéopathie crânienne. Mais allez expliquer une perte de mouvement de structures crâniennes à un scientifique (du monde médical en particulier), et il vous rira au nez….Quoique les mentalité changent doucement.

    Tout ça pour dire que de la perte de mouvement ou de la douleur, le “problème ostéopathique” couvre une large gamme de troubles. Il pourrait bien être l’origine de toute forme de dysfonctionnement , de trouble fonctionnel, et donc, à terme, de maladie, si on reste dans cette nébuleuse. Le fameux “jeu articulaire” définit comme une micromobilité physiologique retrouvée en mobilisation passive en rotation multi centrique et en translation axiale multi focale, qui concerne l’articulation, pourrait-il être extrapolé aux viscères….. ? L’école de Barral a franchit ce pas depuis longtemps puisqu’elle semble se dédier, de cette manière, aux pertes de mouvement des organes (mais avec une dimension “respiratoire” du micro-mouvement), et Finet et williams ont développé la partie “fasciale” de la thérapie viscérale, par les techniques d’”écoute” (par les mains s’il vous plaît), qu’on retrouve aussi dans la pratique pûrement orthopédique de l’ostéopathie(eh oui, là aussi on écoute…..avec les mains)

    Mais il serait trop simple de s’arrêter là. Le corps biologique du mammifère n’est il pas régulé par un système nerveux “autonome” sympathique/parasympathique” ? Qu’à cela ne tienne: les techniques de Kuchera vont y pourvoir, et leur apparente simplicité n’exclue par leur efficacité, comme j’ai pû le constater à plusieurs reprises, sur certains “problèmes “ (ostéopathiques….. ?)

    Sur le plan plus orthopédique, Barré, ainsi que Jones ou Mitchell, m’ont dirigés, par leur spécialisation sur la verticalité pour le premier, le strain-counterstrain pour le second, et le testing et le contracté-relâché pour le troisième vers le monde “merveilleux” de la posture et des chaînes musculaires de compensation ascendante, descendante, croisée et/ou transversale. A ce niveau, il m’a fallut explorer les travaux de Weber et Gagey, entre autres, et grâce à l’aide d’un podologue versé dans la posturologie, les confronter au fameux mais réducteur TPA de l’école d’ostéopathie Parisienne. J’ai eu la surprise-heureuse- de redécouvrir une lecture des travaux de Gagey et Weber par un de mes enseignants du Glem (Marignan pour ne pas le citer). Et d’explorer les travaux de Mme Françoise Mézières, dont la technique de ré-éducation m’a plus d’une fois montré l’impact positif. Depuis lors, que faire des lignes mathématiques de Littlejohn ou encore des groupes de vertèbres de Martindale, ou des “jumelages de vertèbres” de Lovett ? Certes intéressants sur le plan intellectuel, mais à intégrer dans une dimension plus globale, et surtout dans une pratique dont la finalité est de résoudre le “problème ostéopathique” dont la définition, à l’image de l’horizon, s’éloigne au fur et à mesure qu’on avance……

    Et moi qui parlait de “mise au point”…...

     

     


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    Une patiente s'est fracturé le poignet et la hanche. Sa fille m'appelle, alors qu'elle vient d'être admise dans un service après un séjour aux urgences prolongé, pour savoir quelle structure trouver pour la réeducation......Autrement dit, même pas opérée, faut qu'elle "dégage".....Elle me rappelle dans la semaine: le personnel n'a pas le temps de l'aider à prendre ses repas (avec une main, avouez que ce n'est pas simple), et c'est donc sa fille qui fait le boulot du soignant à midi, au sein même de l'hôpital......Elle envisage de trouver un Hôtel juste à côté pour pouvoir être là le matin pour assurer au moins deux prises alimentaires par jour à la patiente..... Encore heureux qu'on ne lui demande pas d'apporter ses repas ! Quoique...allez....gageons que sous peu, on y sera, vu le déclin de la composition de la nourriture hospitalière...... Revenons aux structures de réeducation (une main et une hanche en même temps, il y a du boulot, surtout à 88ans.....): elles sont saturées, et la politique, c'est "pousse toi de là que je m'y mette"!

    Je pourrai vous parler d'un autre patient, ayant une maladie lupique rare et de prise en charge compliquée, qui se bat pour comprendre toutes les contradictions des parodies de prise en charge qu'on lui propose au CHU, comme, hélas, de cette patiente -"lupique" également- soumise, qui a développé un diabète cortico-induit, pris 30kg, et pour laquelle on envisage la dialyse......

    Et on va vous dire qu'il faut prévoir un nouveau plan d'analyse Sanitaire pour les prochaines années, confier un "audit" à des professionnels de l'industrie agro alimentaire pour rentabiliser les hôpitaux, en éludant une T2A qui s'avère être un énorme échec, 15 ans après sa mise en oeuvre.......

    La Santé est bel et bien en panne. Faîtes gaffe à vos miches, planquez vous et restez en bonne santé sans vieillir, citoyens. Ou alors, vous allez déguster......

    Docoach


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  • Quel est l’apport du yoga, du qigong, du Tai chi ou de la méditation dans la dépression et/ou l'anxiété ?

    Quelques études assez récentes se sont penchées sur le sujet, et les résultats sont plutôt encourageants.

     

    Cette méta analyse prouve, en tout cas, qu’aucun effet adverse n’est notable. C’est déjà pas mal.

    Les protocoles d’entraînement sont variés, au nombre de 16. Les diagnostics sont fait par des psychiatres, ou des cliniciens, s’appuient sur les échelles d’hamilton et/ou de Beck.

    (-Tai Chi, 2h par semaine,-Tai Chi, 3 fois 45mn par semaine,Tai Chi: 2 fois 60mn par semaine

    ,qigong une heure 30 par semaine,20mn de yoga par semaine, ….)

    Dans le lot, deux ne sont pas conduites conjointement à un accompagnement chimique et/ou psychothérapique. Toutes sont conduites versus, selon l’étude, placebo,versus marche ou versus convulsivothérapie,etc....(Zou et al., 2018)

    Les résultats sont encourageants, puisque certaines des interventions permettent de réduire l’intensité de la dépression, l’intensité de l’anxiété, ou encore de prolonger la rémission.

     

    La méta analyse suivante est énorme puisqu’elle s’est proposée de faire un screening de toutes les études depuis 1946 jusqu’à 2014, ce qui est assez impressionnant, reconnaissons-le. Elle s’est focalisé sur l’effet de la méditation et/ou du yoga sur la tension artérielle. (Park & Han, 2017)

    On est en dehors du champ de la depression en apparence, mais cela se discute: en effet, le système nerveux autonome est impacté par la depression ou l’anxiété. C’est un fait. Et les études impactant l’effet de la méditation sur le risque cardio vasculaire sont nombreuses.

     

    Cette troisième étude, s’est attachée à mesurer l’impact du yoga deux fois par semaine pendant deux mois versus placebo, par des échelles d’évaluation (Beck et Rosenberg), et trouve des résultats positifs.(Prathikanti et al., 2017)

     

    Enfin, une dernière s’est proposée d’analyser certains marqueurs de stress (cortisol, TNF-α ,fréquence cardiaque et tension artérielle, et triglycérides) avant et après différents programmes de méditation. Les résultats varient selon le type de protocole employé, mais toutes ont un impact bénéfique.(Pascoe, Thompson, Jenkins, & Ski, 2017)

     

    ⁠⁠⁠Tout ça pourrait être un encouragement à la méditation “tout azimut” ou aux divers pratiques “ésotériques” de tout poil, mais, vous me connaissez, si je peux en juger par mon expérience, il faut faire preuve de discernement. Relisez Docoach sur la Méditation pour commencer ;-)

     

     

     

    Park, S.-H., & Han, K. S. (2017). Blood Pressure Response to Meditation and Yoga: A Systematic Review and Meta-Analysis. The Journal of Alternative and Complementary Medicine, 23(9), 685–695. 

    Pascoe, M. C., Thompson, D. R., Jenkins, Z. M., & Ski, C. F. (2017). Mindfulness mediates the physiological markers of stress: Systematic review and meta-analysis. Journal of Psychiatric Research, 95, 156–178. 

    Prathikanti, S., Rivera, R., Cochran, A., Tungol, J. G., Fayazmanesh, N., & Weinmann, E. (2017). Treating major depression with yoga: A prospective, randomized, controlled pilot trial. PLOS ONE, 12(3), e0173869. 

    Zou, L., Yeung, A., Li, C., Wei, G.-X., Chen, K. W., Kinser, P. A., … Ren, Z. (2018). Effects of Meditative Movements on Major Depressive Disorder: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Journal of Clinical Medicine, 7(8). 


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    Il y a peu j'ai eu l'opportunité de croisée cette belle Achillée Millefeuille sur un bord de chemin.

    C'est une plante que j'aime particulièrement, puisque je m'adresse à elle à de nombreuses circonstances, et qu'elle réponds de manière inconditionnelle.

    Que rêver de mieux que ce genre de réponse ?

    De ce côté là, le règne végétal est juste avec tout le monde. S'il est poison, il l'est pour toutes et tous . S'il est remède, il l'est aussi pour toutes et tous.

    Revenons à nos moutons, et à notre Achillée Millefeuille.

    Une des plantes reminéralisante des plus fidèles, avec la prêle, l'ortie, le sapin, le pin, elle a aussi la particularité d'être hemostatique. Son emploi en phytothérapie est fidèle.

    Et en homéopathie aussi: Millefolium, à la dilution 4CH, ne m'a jamais déçu. Je l'ai utilisé, toujours avec amélioration, dans les dysménorhées avec menorragies importantes. Mais aussi dans les prévention de chirurgie ou dans les epistaxis récidivants. Dois je ajouter que son association à un traitement de fond et de constitution est des plus profitables.

    Merci Mme Achillée Millefeuille.

    à bientôt Dame Nature

     

    Docoach


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    Cette semaine, une mère de famille m'a dit, non sans humour:

    -"l'homéopathie, à la maison, vous savez Dr, c'est souvent le tube qui nous faudrait qui nous manque".....

    et de rajouter: "si vous aviez une trentaine de tubes à nous conseiller à avoir dans notre pharmacie personnelle, quels seraient ils ?"

    Je vais essayer de répondre là à cette question pertinente!

    Prêt(es) ?

    Allons-y!

    température: Aconit , belladona, Ferrum phosphoricum. un tube de chaque, en 4 ou 5CH.

    troubles digestifs post prandiaux: Antimonium crudum, Ipeca, Nux Vomica, Raphanus, China, Arsenicum album, un tube de chaque en 4 ou 5 CH

    crampes, spasmes, anxiété: ignatia, gelsemium, cuprum metallicum, magnésia phosph, un tube de chaque, plutôt en 15CH, voire 30 CH

    troubles ostéo articulaires: arnica, rhus tox, bryonia, en dilution moyenne: 7CH ou 9CH

    rhumes et rhino: Allium cepa, euphrasia, kalium bicrhomicum, kalium iodatum, mercurius sol, hepar sulf (attention à ce dernier), et mis à part Hepar Sulfur, tous les autres en 4 ou 5 CH

    saignements, hemorragies (en consultant au plus vite): Phosphorus, Millefollium, un tube de chaque, préférer le premier en 15CH, et le deuxième en 5CH

    allergie: Apis et Poumon histamine, un tube de chaque, en 15CH

    Et voilà!!

    Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive, cela va de soi.

    J'espère qu'elle sera une bonne base pour constituer une première pharmacie personnelle.

    Liste par ordre alphabétique (et numérotée, pour voir si on arrive à une trentaine (plus ou moins) de remèdes:

    1-Aconit

    2-Allium cepa

    3-Apis

    4-antimonium crudum

    5-Arnica

    6-Arsenicum album

    7-Belladona

    8-Bryonia

    9-China

    10-Cuprum met

    11-Euphrasia

    12-Ferrum phos

    13-Gelsemium

    14-hepar sulfur

    15-ignatia

    16-ipeca

    17-kalium bichromicum

    18-kalium iodatum

    19-magnesia phos

    20-mercurius sol

    21-Millefolium

    22-nux vomica

    23-phosphorus

    24-poumon histamine

    25-raphanus

    26-rhus tox

    27-ruta

    Pari tenu! une trentaine, plus ou moins!

    il est bien évident qu'on pourrait en rajouter, par exemple chamomilla, podophylum et hypericum perforatum pour les troubles de la dentition.

    Mais voici déjà une bonne petite trousse de pharmacie personnelle aussi simple qu'efficace, si on prend le temps de connaître un minimum chaque remède......;-)

    Docoach

     


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  • Le Yoga

     

     

    Il existe essentiellement deux formes de Yoga, les deux pouvant être considérées comme complémentaires. En essence, il en existerait même une infinité . Si on considère que « Yoga » signifierait Union au sens de « Union Divine », la vie elle même, quelle qu’elle soit, est un moyen de réintégrer le « Néant Divin ». De ce point de vue, toute forme de pratique, et même la « non-pratique »,est une forme de Yoga.(Daniélou, 1951)

     

    Mais l’Occident, pour qui la pensée culturelle est faîte de dichotomie (séparer en opposant), verra plus simplement les choses si on lui en présente deux. Le Hata Yoga (celui du Corps), et le Raja Yoga (celui de l’Esprit).

     

    ⁠Pour lui, le Divin est dans un « ailleurs » que l’ « ici et maintenant ». Cela doit sans doute le troubler, puisqu’il surfe depuis peu sur la vague de la « méditation pleine conscience ». Les techniques respiratoires mêmes issues des actuelles « écoles scientifiques » qui prône cette « nouvelle » méthode, globalement, se sont inspirés d’auteurs plus anciens .(Lefebure, 1991)

    Certaines techniques de ralentissement de la respiration, notamment, ne sont pas le fruit d’une découverte récente, loin de là.(Kerneiz, 1949)

    Mais pour en revenir à nos moutons, même si on sépare la gymnastique « exotique » qu’on nomme Yoga de nos jours, et la méditation qu’on nomme « pleine conscience » , c’est que c’est la mode. Et qu’on aime bien enfumer un public avide de nouveautés et à la mémoire bien courte. Car des auteurs Français dans le domaine, il y en a eu plus d’un. Et on aime bien aussi, avouons-le, dire que « ça vient des Etats-Unis ». Plus de poids. Plus de crédit. Et si ça vient d’Extrême Orient, un peu plus d’ « exotisme ». Et puis, les auteurs Français, souvent, détaillent et analysent avec soin. Cette version « intello » n’attire pas. Réfléchir, ça peut faire mal ?

     

    Alors, forcément, la « cohérence cardiaque », ça a plus de gueule, mais, désolé, ça n’est pas nouveau.(Lysebeth, 1976)⁠

     

    Bref, prendre telle ou telle posture en Hatha Yoga, ce n’est pas simplement pour la santé ou le fun, c’est pour éveiller une forme d’energie (Kundalini pour les « initiés ») et plus simplement pour équilibrer le système nerveux autonome et central afin d’explorer l’influence du système nerveux autonome sur les fonctions nerveuses centrales. Parlant clairement, c’est pour l’Eveil ou l’Illumination.

     

    Cet « Eveil », ou cette « Illumination », n’est pas une abstraction métaphysique, mais bien une réalité que le Raja Yoga (ou Yoga de l’Esprit pour les Occidentaux) se donne comme objectif d’emblée, avec un minimum de postures ou d’ « exercices physiques » évoquant la gymnastique occidentale.(Saraswati, n.d.)

    En passant, il est certain que l’influence de cette pratique, par sa reflexo-logique, soit une voie de régulation du système nerveux autonome ET, par l’intermédiaire du Vague ( comme le théorise actuellement Porges), celle de certaines fonctions corticales. Et ça non plus, ça n’est pas nouveau.(Yogananda, 1980)

     

    Je vous encourage à voir l’excellent court métrage « Awake », sur la vie de Yogananda à ce sujet.

     

     

     

    Le Yoga est ainsi une pratique scientifique. De ce point de vue là, Alice Bailey, dont je ne cautionne pas tous les écrits en passant, avait écrit juste.(Bailey, 1974)

    ⁠⁠

    Cette « lumière dans la tête » ne laisse pas de place à l’interprétation. C’est une manifestation physique très nette pour le pratiquant. C’est même l’Illumination, à un certain degré. Une étape du Satori en Japonais. Elle n’est pas, à ma connaissance, pour l’instant, l’objet d’études en IRM fonctionnelles.

     

    Pour autant, l’exploration du système nerveux autonome par la pratique d’une branche du Yoga Thibetain (Gtummo Yoga) a été faîte.(Benson et al., 1982)

    Il est clair que l’influence d’une forme de méditation, et de techniques physiques (pouvant s’apparenter à la de la reflexologie), qui constituent une partie du Raja Yoga (le yoga du mental, pour reprendre la terminologie avec laquelle j’ai débutée), agissent clairement sur le sympathique et parasympathique.(Minvaleev, Bogdanov, Bogdanov, Bahner, & Marik, 2014)

     

    ⁠⁠Mais là je me suis dirigé vers une branche du Yoga Thibétain, et éloigné des deux versions du Yoga que je proposai d’expliquer. Revenons donc à nos moutons.

     

    Et soyons synthétiques : le Hatha Yoga est dévoyée vers une forme de gymnastique et, en tant que tel, a son intérêt, ses partisans, et ses enseignants. Multiples postures. Multiples respirations. Multiples interprétations.Une activité physique « ouverte ». Le Raja Yoga, lui, ne propose que deux ou trois postures, et un accès aux facultés cognitives et spirituelles du Shaman.

     

    L’un ne va pas sans l’autre pour autant, et-je le répète-la pensée dichotomique les sépare en les opposant. Le Shugendo, par exemple, unifie en complètant.(Guintard, 2016)

     

    On peut toutefois comprendre ce que le Yoga peut apporter sans mener à la frontière des Elfes ou des Fées (Cook, 1981)⁠, en jetant un œil sur le film « Awake » dont j’ai parlé plus haut pour ceux qui n’aiment pas lire, en lisant attentivement les ouvrages de la bibliographie de cet article pour ceux qui aiment lire, ceux de Docoach sur la méditation, mais aussi par le travail d’Ostrander et Shröder, déjà ancien, mais très complet, sur les possibilités du cerveau bien nourri, éduqué, et respecté dans sa physiologie.(Shröder, 1992) Ces derniers points feront l’objet d’un prochain post.

     

    Docoach

     

     

    Bailey, A. (1974). Un traité sur la magie blanche (Lucis Trust).

    Benson, H., Lehmann, J. W., Malhotra, M. S., Goldman, R. F., Hopkins, J., & Epstein, M. D. (1982). Body temperature changes during the practice of g Tum-mo yoga. Nature, 295(5846), 234–236. Retrieved from http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7035966

    Cook, H. and M. B. (1981). Other Kingdoms (unknown).

    Daniélou, A. (1951). Yoga: méthode de réintégration. (L’Arche, Ed.).

    Guintard, S. (2016). Shugendo, les mystérieux moines bouddhistes des montagnes (Editions de l’Eveil).

    Kerneiz. (1949). Le Yoga de l’Occident (Omnium Lit).

    Lefebure, F. (1991). La respiration rythmique et la concentration mentale (Le courrier du Livre).

    Lysebeth, A. Van. (1976). J’apprends le Yoga (Flammarion).

    Minvaleev, R. S., Bogdanov, A. R., Bogdanov, R. R., Bahner, D. P., & Marik, P. E. (2014). Hemodynamic Observations of Tumo Yoga Practitioners in a Himalayan Environment. The Journal of Alternative and Complementary Medicine, 20(4), 295–299. https://doi.org/10.1089/acm.2013.0159

    Saraswati, S. S. (n.d.). Hatha Yoga Pradipika (Satyananda).

    Shröder, O. et. (1992). Les étonnants pouvoirs de la mémoire. Supermemory (Laffont).

    Yogananda, P. (1980). Autobiographie d’un Yogi (Adyar).


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  • Prenez le temps de visionner et de lire ces vidéos.

    Comme vous le constaterez au nombre de lecteurs (en bas à gauche), si elle témoigne de l'ignorance populaire, on a envie de dire: "finalement c'est bien fait pour nous".....

    Si d'aventure quelqu'un souhaite en faire une synthèse sous forme de tableau......il/elle est le bienvenu

     

    Docoach


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  • une vidéo plutôt instructive: elle décrit assez bien les phénomènes sensoriels qui préludent la "sortie" (qui n'en est pas une au sens strict). Monroe les avaient déjà bien colligés dans ses livres. Yogananda aussi, bien que cette manifestation, pour lui, était plutôt contemporaine de "conscience cosmique". D'autre auteurs en ont parlés. Moi même je l'ai expérimenté, et bien des patients m'ont rapportés des "symptômes" du sommeil qui évoquent cette "sortie".

    Beaucoup de guillemets dans mes propos, c'est évident. Et pour cause !

    Si on parle de "sortie", cela signifierait que la conscience soit , à la base, "enfermée", ou bien "à l'intérieur" du corps physique à l'état de veille. "corps astral" et autres "corps causal" sont des concepts très abstrait lorsqu'on n'en fait pas l'expérience. Et même à ce niveau, les partages d'expérience sont très limités pour une vision commune. Sur le plan médical, à partir du moment où on voit tout du point de vue de la pathologie, certains des symptômes vécus peuvent s'apparenter à la paralysie du sommeil lorsque, préçisément, ils surviennent au cours du sommeil ou d'un somme, et à des formes d'épilepsie partielles, lorsque les "symptômes" (encore les guillemets) surviennent à l'état de veille (hallucinations cénesthésiques, autoscopiques, auditives, etc....), voire même interprétés comme des hallucinations d'ordre psychotiques. Faut dire qu'on peut être scientifique ET ignorant de certaines choses.....et vice versa.

    Bon, tout ça c'est bien compliqué vous me direz, et vous n'aurez pas tort.

    Mais c'est aussi intéressant.

    On sais encore peu de choses sur la "conscience". C'est pourquoi il est assez facile de dire n'importe quoi. S'il existe des manifestations communes, elles ont au moins le mérite d'apaiser certains qui pourraient se croire "malades" ou "fous". Et c'est déjà une bonne chose.

    Ceci dit, on ne peut non plus aller trop loin et accepter tout et n'importe quoi comme argent comptant. "sortie" me semble excessif. Mon interprétation est plutôt celle d'une dilution de la conscience et d'un éveil à certains processus biologiques qui , d'habitude, ne sont pas enregistrés par le cerveau. La litterature extrême orientale (comme le Bardo Thödol dans le Bouddhisme Esotérique) ne parle pas tellement de "sortie". Si on est attentif, la manifestation "physique" est une illusion et la pratique du Yoga Thibétain (lire Ewans Wentz à ce sujet) permet d'éveiller progressivement la conscience au délà de cette illusion.

    C'est pourquoi , en Occident, à mon avis, "sortie" est un terme souvent employé et qui porte à confusion pour le moins, et aux sarcasmes pour le pire. Le raisonnement dichotomique (séparer en opposant) ne peut appréhender autrement que par des termes évoquant l'emprisonnement ou la libération. La dialectique Orientale ou Extrême Orientale, plus proche d'une vision symbiotique (unir dans un bénéfice réciproque), et globale ( ses diverses traductions-occidentales-l'ayant sans aucun doute teinté de notre propre dichotomie) éludent souvent le dedans et le dehors, l'inclus et l'exclus, etc...autrement que par la recherche de l'équilibre entre les deux opposés d'une paire.

    Alors on peut observer.

    Docoach


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  • Cette belle fleur à l'orthographe complexe et la prononciation discutée, je l'ai connue il y a une dizaine d'années.

    Je cherchai alors des moyens complémentaires de soigner les impatiences des membres inférieurs. En quelques mots, on ne peut s'empêcher de bouger les jambes , la nuit, dans le lit, et ça parasite le sommeil.

    En allopathie, on dispose de presque rien dans ce domaine, à ma connaissance. On peut toujours utiliser les classiques somnifères, et éventuellement les benzodiazépines. Mais c'est un aveu d'ignorance, et sur le long terme, la prise de ces remèdes ne rend pas service à la thymie et à la cognition......

    En homéopathie, on dispose du Zincum Metallicum. "le Zinc est aux nerfs ce que le Fer est au sang, et ce que le Manganèse est à l'allergie !" Toutefois, les résultats ne sont pas toujours au rendez vous. Il faudrait sans doute analyser les taux de cuivre et de zinc pour pouvoir se faire une idée de l'origine minérale du trouble. Gonthier l'évoquait déjà dans les années 80, la balance Cuivre/Zinc est clairement inversée à ce que la santé nerveuse requiert. Donc, quels seraient les bonnes dilutions de notre Zincum Metallicum, cela reste à déterminer. Gageons que le statut personnel doit sans doute être une grosse variable.

    Dans mon expérience professionnelle, j'ai eu de meilleurs résultats avec Zincum Valérianicum. 

    Mais revenons à la papaveraceae du jour. Elle est de la même famille que la fumeterre, la sanguinaire, la chelidoine, ou encore....le pavot! Morphée n'est pas loin...... Et Iris lui emboîte le pas.......

    Cette belle fleur est très bien décrîte par ce professionnel qui gagnerait à être connu. Ses vidéos sont très instructives: claires, et bien illustrées. Je vais le rajouter à la rubrique " à consulter".

    Docoach

     

     


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    Je viens de me taper ce week end une partie du  livre d'Eric Marlien sur la théorie Polyvagale. Un des rares (sinon le seul ?) ouvrages sur le sujet. 

    D'abord, chapeau pour le travail d'analyse, de compréhension, de structuration, puis de synthèse. Ce n'était pas franchement si simple que ça comme travail. Surtout qu'il faut traduire en tâchant de respecter le sens. Je n'ai pas encore tout lu, et il me tarde de terminer, même si, forcément, je vais y aller de mon apport personnel dès maintenant.

    Le système nerveux autonome, c'est un peu mon "dada" personnel.

    Tout d'abord, par mon passé sur la pratique du Kryia yoga, puis du Nada yoga. La stimulation du parasympathique fait partie intégrante de certaines pratiques: notamment celles qui consistent à appuyer (en douceur) sur le globes oculaires, certaines techniques de respiration, et -voir ci dessous- l'appui des tragus sur la conque lors de la pratique du Nada Yoga.

    Ensuite,comme je viens de le dire d'une autre manière, par les rapprochements que j'ai pû en faire avec l'auriculothérapie de Nogier, et grâce aux travaux de Bossy sur l'innervation du pavillon auriculaire (sympathique et parasympathique). L'éclairage de certaines pratiques Yoguiques, par cette connaissance, donne une certaine pertinence à ces pratiques.

    La théorie polyvagale pourrait bien faire un lien entre les motivations qui sous -tendent certaines de nos inclinaisons sociales, professionnelles, familiales, ou encore....l'univers si vaste des addictions. Elle peut aussi fournir une piste de refelxion dans la part que peut prendre l'auriculothérapie, ou d'autres formes d'accompagnement, dans la prise en charge des addictions, ou des troubles fonctionnels de santé.

    Mais pas seulement. Car l'influence de l'équilibre (ou du déséquilibre) de notre système nerveux autonome sur le cerveau archaîque (ou limbique: émotionnel, mémoire, motivation, obsessions, angoisse,....) n'est plus à démontrer. La SNV représente une voie thérapeutique pour les depressions sévères rebelles aux traitement chimiques, ainsi que pour certaines formes d'épilepsie.https://www.researchgate.net/publication/265048236_La_stimulation_du_nerf_vague_SNV_Une_methode_de_neuromodulation_pour_les_depressions_resistantes

    Tout système de régulation ne peut fonctionner sans ses acteurs . Les hormones et neurotransmetteurs, le corps ne les sort pas d'un chapeau. Il lui faut les fabriquer à partir d'une alimentation lui en apportant les "briques et moellons". Bref, inutile de s'exciter (si je puis dire) sur une forme de stimulation, reflexothérapie, chimie d'anti-recapture ou autres, si on ne prend pas la peine de fournir les éléments nécessaires et indispensables à la synthèse, par le corps, de ses outils d'échange d'information (hormones, neuro hormones, neurotransmetteurs: cortisol, acth, ths, hormones thyroidiennes, génitales, gaba, glutamate, dopamine, adrenaline, noradrenaline, serotonine, acétylcholine,BDNF,......on va en trouver encore dans les années qui viennent et il serait intéressant d'en faire un tableau incomplet à l'image du tableau des éléments de Mendeleîev). Et pour tout ça, il faut glucides, lipides, et proteines en quantité et qualité, vitamines, minéraux et oligo éléments de la même manière.

    Il est bien évident que je serai incomplet si je n'évoquai pas l'impact du système nerveux autonome (et de sa dysrégulation) sur l'immunité. Ce double sens, cette interaction entre ces deux systèmes, me paraît évident. Souvenez vous la dernière fois que vous avez eu de la température, ou que vous votre corps a lutté contre une infection: votre système nerveux autonome répond au quart de tour, génèrant vomissements salvateurs si besoin, vasodilatation et tachycardie pour acheminer les éléments de l'immunité cellulaire sur le site de l'agression en un cinquième de seconde, ou encore, par l'intermédiaire de centres spéciaux en plein dans le cerveau (hypothalamus) fait frissonner votre corps pour qu'il élève sa température en quelques secondes. (et dire qu'on est tellement con-ditionné pour faire -trop vite- baisser un atout pareil !). Mais l'inverse existe aussi: les maladies immunitaires (dont les causes restent obscures....) dérèglent le système nerveux autonome, qui par effet direct sur le cerveau limbique peut entraîner angoisse ou troubles psychiques , voire épilepsie par activation synchrone de cellules nerveuses dans tel ou tel territoire du cerveau cortical. Et encore, on ne nous dit pas tout!!

    Bon, allez, je m'arrête là car le sujet est tellement vaste, je ne le couvrirai jamais en entier dans un post. Mais le sujet est au coeur de notre vie en fait, si on considère qu'il va impacter notre socialisation....ou son opposé. Et au coeur de notre santé, si on considère qu'il est un peu l'arbre de vie saine de nos corps. Kundalini n'utilise-t-elle pas ces deux canaux pour monter s'épanouir par le Brahmarandhra, libérant l'Amrita Béatifique ? (Relisez Yogananda à ce sujet ;-)

     

    Docoach

     

     


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    "détends toi !", "redresse-toi", " soit spontané",.......

    Cela sonne-t-il à vos oreilles ?

    Du moins de mémoire, peut être, lorsque vous étiez enfant ?

    Se détendre sur injonction , lorsqu'on a une myélopathie cervicale qui comprime le faisceau pyramidal, ce n'est pas simple.

    Se redresser sur injonction, alors qu'on souffre d'une scoliose et qu'on est en pleine croissance, c'est bien illusoire...

    Etre spontané sur injonction, cela suppose que vous réfléchissiez avant d'agir: et par la même vous perdez toute forme de spontanéité.............

    Des générations de pathologies ostéo articulaires (le mal de dos chronique, notamment) , de troubles alimentaires et de troubles anxyo dépressifs, peuvent trouver dans ces injonctions lapidaires, au moins une partie de leur origine.

    Quand je dis , en consultation , que des paroles peuvent tuer et d'autres peuvent faire vivre ou re-vivre, je caricature (à peine) ce que le manque à  fermer sa gue.le, lorsqu'on est ignorant, peut engendrer.

    Il me fallait l'écrire ce matin pour vous le faire partager, un peu plus en détail, et de manière un peu plus synthétique qu'en consultation ;-)

    Si vous avez d'autres de ces "injonctions lapidaires", n'hésitez pas à m'en faire part. Je n'ai choisi que les plus fréquentes dans mon expérience professionnelle.

    Docoach

     


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  • Il y a peu, j'ai eu la chance de lire ce que m'a confié un patient concernant son point de vue sur les addictions.

    Je reproduit ci dessous, avec sa permission, l'exposé de son point de vue.

    Je le recommande chaudement, car il y a là plusieurs notes qui, jouées ensemble, peuvent conduire à une harmonique de l'Espoir.

    "Mais, pour être un peu désagréable (lol), les gens voient l’addiction comme un fardeau qu’ils trainent. Un peu comme une sorte de tumeur comportementale que l’on pourrait couper et qu’il sagirait simplement de cicatriser et de réapprendre à marcher sans ce poids auquel ils s’étaient habitué. Donc un médicament devrait pouvoir faire sécher cette tumeur puis nous apaiser le temps de retrouver une marche équilibrée. Ma vision des choses est totalement inverse. Je vois l’addiction non pas comme une tumeur ou une excroissance extérieure mais plutôt comme une atteinte du squelette même des habitudes de vie d’une personne. C’est DE cette addiction que sa vie s’organise. L’addiction n’est pas un désordre au milieu d’un tout en bonne forme, c’est la clé de voute d’un système bancale, c’est devenu l’ossature comportementale de l'addicte.
     
    L’addiction n’est donc pas une mauvaise herbe que l’on va cramer au désherbant mais tout le terreau qu’il va falloir transformer. Certains, (...)auront déjà les mains dans le terreau sans le savoir donc les solutions naturelles fonctionneront très bien. Alors que d’autres veulent juste de l’aide pour tirer plus fort sur cette illusoire mauvaise herbe donc ils veulent du médicament. Sans conscience que la mauvaise herbe arrachée laissera de la place dans un terreau vicié qui fera très certainement repousser le même type de saloperies…
    Pour continuer sur cette image, ceux qui veulent du chimique ont probablement plus de chance de vouloir conserver le terreau. Tandis que ce que l’on appelle « motivation » serait d’accepter l’idée qu’il faut changer les deux. Il n’est donc pas suffisant d’être près à se salir les mains.
     
    Donc en dessous d’une certaine détermination à vouloir attaquer « le chantier », même les chimiques n’y feront rien. Alors qu’équipé d’une certaine détermination à changer les herbes, le terreau, la méthode d’arrosage et les gens qu’on invite dans son jardin, aucun produit n’est parfois nécessaire. Une vigilance particulière doit être portée sur les graines qui seront inévitablement déposée là au gré du vent bien évidemment.  (....)
    En y réfléchissant cette image du jardin est plutôt adaptée. La personne est un arbre qui a très peu de mobilité dans ce jardin. Les mauvaises herbes sont la partie visible des comportements « béquilles » ou qui nous dérangent et la terre est le substrat qui conditionne ce qui y pousse, la santé de l’arbre, sa taille, sa résistance. Mais elle est aussi ce que nous transmettront à nos enfants pour qu’ils cultivent leur propre espace. L’esprit lui est à la fois l’espace et le décisionnaire final de l’aménagement du tout. Donc l’esprit doit décider un réaménagement presque total de l’espace, une planification des travaux, le choix des graines, etc, puis attaquer sereinement les actions. Mais autant certains rêvent de changer le paysage, autant certains sont terrorisés à l’idée de manquer potentiellement d’abri en cas d’intempéries…(.....)
    Donc amis sous addictions, n’attendez pas du médecin une poignée de graines chimiques, du désherbant ou qu’il vienne lui-même mettre de l’ordre dans votre espace. Soyez conscient qu’il ne peut vous donner que des outils de qualité, adaptés mais voué à ce que VOUS preniez la décision, VOUS choisissiez les aménagement et VOUS agissiez pour cultiver un espace qui vous soit agréable, sécurisant, accueillant et ressourçant. Personne ne peut rentrer dans cet espace à part VOUS. Au mieux vous pouvez lever un peu le voile qui le cache des autres voir même prendre le temps de le regarder vous-même avec un peu plus d’attention ;-)" 
    Par Mr Y.
     
    Merci pour ce partage
    Docoach

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    Le laboratoire Boiron vient d'éditer un ouvrage, sans doute distribué aux seuls médecins pratiquant l'Homéopathie (?).

    Bref, je l'ai reçu il y a peu dans ma boîte aux lettres.

    Je compte le laisser à disposition des patients (bien que celles/ceux qui viennent me voir ne soient plus à convaincre!):

    -en effet, près de 60 études sont détaillées concernant l'homéopathie !

    Même moi, je n'en connaissais guère plus de 3 ou 4 dans le lot!

    Les études que je retiendrai avant toutes les autres concernent :

    -la toxicologie de l'Arsenic et l'aide apportée par les dilutions homéopathiques du même minéral.

    -l'apport de l'homéopathie dans la prise en charge des troubles musculo-squelettiques et l'arthrose, les infections ORL, et l'angoisse ou les troubles anxieux.

    Mais certaines autres mériteraient un post à chacun......

    à suivre!

    Docoach


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  • wow, c'est raide, après Johnny, voilà Aznavour qui nous quitte......pour un monde meilleur sans doute (difficile de concevoir un monde pire faut dire...)

    une nouvelle page qui se tourne.....

    Ben, oui, hier encore, j'avais 20 ans......

    Voilà, allez, repose en Paix Charles, .......

    Docoach


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    J'ai connu cette pratique et la technique qui va avec il y a plus de 20 ans en arrière, lors de mes pratiques de Méditation (en Raja Yoga).

    Elle rejoindrait aujourd'hui une pratique de santé de plus en plus employée et diffusée par les médecins ORL, et je trouve ça plutôt bien.

    A l'époque, il était un peu compliqué de se trouver un "Lota": je vous laisse le soin d'explorer sur internet ce que c'est que cette "bête".

    Grosso modo, c'est un petit vase (en plastique) avec à sa base un tube rigide qui permet l'écoulement du liquide de "nettoyage" depuis l'intérieur du vase jusqu'à l'extrémité du tube, qu'on place délicatement à une narine.

    Le principe du "Lota" est basé sur la gravité: par la position du corps (tronc, tête, et Lota), l'eau s'écoule sans autre pression que celle issue de la gravité: c'est une sorte de cascade naturelle dans les cavités nasales. L'eau entre dans une narine pour sortir par l'autre. Elle emporte avec elle les éventuelles "impuretés" qui stagnent au quotidien. Certains, comme disait si bien Dautriat, y retrouveraient même "les clés de la cave" :-) (de mémoire il parlait du nettoyage des oreilles, pas du nez)

    Bref, le Lota est assez intéressant pour son principe de douceur.

    Je lui oppose (mais les deux peuvent très bien se compléter avantageusement) les dispositifs médicaux contemporains: le dispositif habituel se compose d'une petite bouteille en plastique aussi, avec deux embouts nasaux, dont un qui se prolonge dans la bouteille par un tube. Avec ce dispositif, il est question davantage de pression que de gravité pour l'irrigation. Moins "doux" que le Lota, il n'en demeure pas moins efficace et surtout plus rapide d'exécution.

    Il existe une troisième technique de nettoyage, dans la tradition yoguique ( les yogis de l'Inde, si on en croit les écrits, pousse parfois assez loin leurs pratique de "purification corporelle". Leur rapport au corps est bien entendu clairement différent de celui du monde occidental. On ne saurait reproduire, sans un minimum de précautions, d'apprentissage, de prudence et de progression, leurs techniques "puristes" les plus "élaborées"....... Je n'en parlerai donc pas davantage ici.

    Pour les deux premières, en revanche, il n'est pas inutile de commencer à s'y intéresser, au besoin de se faire "coacher" par quelqu'un de plus expérimenté.

    Personnellement, lorsque j'ai pratiqué ces techniques, je n'étais qu'un adolescent plein d'enthousiasme prêt à presque tout pour réunir les conditions somatiques les plus favorables à une méditation profonde et qui m'entraîne "loin". Les résultats , des années plus tard de pratique, d'échecs répétés, se sont soldés par des expériences bien réelles au delà de ce que mon imagination pouvait concevoir. Mais c'est une autre histoire que je conterai peut être un jour.

    Pour en revenir à la technique: elle est, au demeurant, assez simple. Ses bienfaits sont presque immédiats: elle élimine les impuretés, améliore la trophicité des trompes d'Eustache, rend la respiration plus facile, et, est un très bon prélude , soit au sommeil, soit à une pratique de méditation profonde. 

    Comme toutes les pratiques d'hygiène, elle peut faire l'objet d'une habitude. Je ne conseillerai toutefois pas le quotidien, sauf cas particuliers. 

    L'avantage de notre époque, ce sont les sachets de minéraux qui permettent de recomposer une solution proche du sérum physiologique.

    Pour les puristes, le sel de mer non raffiné peut être employé. Le dosage, par contre doit être assez préçis pour trouver une solution adaptée: trop saline elle donne une sensation de brûlure, et pas assez saline, elle peut faire mal.

    La température idéale serait bien entendu plutôt tiède que froide (jamais chaude en tout cas). Mais cela n'est pas une obligation. C'est une question de préférence personnelle. Le bon sens doit guider vers une pratique aussi confortable que possible. Je dirai que lorsqu'on emploi un Lota, le vase prend du temps pour se vider. Lorsqu'on emploi un dispositif médical sous pression, c'est beaucoup plus rapide. Par conséquent la sensation de fraîcheur peut être plus facilement acceptée par l'utilisation du deuxième que du premier. A chacun de faire son expérience.

    Voilà pour mon expérience avec l'irrigation nasale. Lointaine puisqu'elle remonte à mes pratiques de "purification" dans un but de méditation. Et plus récente pour des question de santé, personnelle et avec certains malades qui peuvent en tirer un certain bénéfice.

    Pour conclure, je dirai que toutes ces pratiques "de santé" , ou "de soin", issues de certaines cultures , pour très intéressantes qu'elles soient sur le plan de la santé, cachent derrière elle une dimension spirituelle. 

    Oui, il y a quelque chose de spirituel derrière toutes ces pratiques. Et il peut être question de Méditation........


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    Les consultations s'enchaînent au dispensaire des Mines.

    Mr R. rentre dans la salle d'examen. Il vient pour faire renouveler son traitement.

    La conversation est celle d'une consultation, mais on en profite pour parler de choses et d'autres, en même temps que je l'examine. "la pluie, le beau temps".....

    Et puis, et puis, il me parle alors de son poignet:

    -depuis quelques temps l'humidité le fait souffrir.

    Ok, soit. Je l'examine, et tout de même je trouve un poignet plutôt déformé. Ce Mr est relativement âgé (c'est un sextuagénaire presque dans sa 70ème année, parfaitement autonome).

    Je lui en demande un peu plus.

    Quand cela a t il commencé, et surtout suite à quoi ?

    Il m'explique qu'il y a trois mois, il a chuté sur sa main. Comme cela lui faisait très mal, il serrait fort un bandage autour de son poignet, et le desserrait la nuit (ou vice versa le jour, je ne sais plus...!). En tout cas, dès que la douleur recommençait, il serrait son bandage à nouveau très fort pour ne plus avoir mal.

    Mr R. est un ancien mineur.

    IL "en a vu d'autres", comme il dit.

    Bon.

    Ok.

    Je lui demande tout de même s'il est d'accord pour passer une radiographie. 

    "bof, me dit il , si vous voulez, mais que voulez vous qu'on fasse maintenant?"

    Tout de même, ce poignet est déformé, cela m'intrigue cette histoire. J'ai pris l'habitude de soigner des Mineurs, et j'ai bien compris que ce sont des "durs" d'une manière générale. C'est certain que des "plans galères" ils ont connus bien plus que nous.

    "M'enfin", comme dirait GastonLagaffe!

    Mr R accepte donc de passer une radiographie.

    Je le revoie un mois plus tard. (Pas pressé le mec !) Et je le revois , en fait, pour un tout autre problème que son poignet, mais il m'apporte les radiographies avec, juste histoire "de me faire plaisir".

    Bilan : fracture de Poutteau colles déplacée et consolidée du poignet droit!!  Dingue!

    Alors voilà un patient assez robuste, ou plutôt assez résistant à la douleur pour pouvoir être passé  au travers d'une fracture des deux os du poignet sans la médecine......Mais pas sans soins, certes. J'ignore la totalité de ce qu'il a pû faire comme soins sur lui même. Mais le constat est là. Alors voilà. Un épisode comme ça, on ne l'oublie pas. 

    Epoustouflant !

    Docoach

     

     

     


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  • 80% du pays est une forêt.....

    On ne consomme pas de tabac, considéré comme stupéfiant.......

    C'est déjà stupéfiant!

    ......

     

    Docoach


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    Petite anecdote sympathique, qui m'a fait vraiment vraiment très plaisir.

    Un patient de longue date, dont la situation sur le plan administratif était jugée "dépassée" par les "fascinés" des règles administratives qu'on trouve de temps en temps dans les administrations, précisément, m'a confié il y a peu son expérience.....

    Donc, le préposé à la régulation de son dossier administratif l'admoneste sans ménagement au cours de l'entretien:

    "Mais enfin, Mr X, vous ne relevez plus de cette catégorie, mais bien plutôt de telle autre"

    -Mr X: "ah, ben si vous le dîtes........Moi , vous savez, je n'y connais rien là dedans, ma profession c'est Paysagiste ne l'oublions pas si vous le voulez bien."

    -le préposé:" c'est à votre médecin référent de le savoir et de vous remplir les formulaires b35, c48, et xzcerfa 2018, et de nous les transmettre, c'est aussi simple que ça".

    -Mr X: "ah là dessus je vous arrête: mon médecin a autre chose à faire que de s'occuper de paperasse. Il tente de soigner du mieux qu'il peut des maladies de plus en plus incompréhensibles, il se forme au quotidien sur tous les sujets possibles et imaginables, dévorant quantité de livres, articles, vidéos, etc..... et je ne vais certainement pas lui rajouter du travail "socio-administratif" là dessus si je veux continuer à compter sur lui. Que ce soit bien clair."

    -le préposé: -silence-

     

    Voilà une chouette anecdote qui méritait d'être rapportée!

    Merci à Mr X en passant ;-)

     

    Docoach

     


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    Mr M. fait une accident de la voie publique. Dans sa voiture son pied droit reçoit une sorte de "contre-choc" de la pédale d'accelerateur.

    Passage aux pavillon des urgences. Premier bilan radiographie négatif a priori.

    Mais Mr M souffre toujours et son pied est encore bien oedématié.

    Je préfère faire une deuxième radiographie de contrôle. 

    Négative.

    Mr M. continue ses soins, mais je suis plutôt inquiet. Son pied est toujours bien oédematié, nous sommes à près de trois semaines après son accident.

    Je demande une troisième radiographie ET une scintigraphie si la radiographie est négative.

     

     

     

    Mr M prend rendez vous pour les deux examens.

     

     

    Le compte rendu de la radiographie est laconiquement le même que le précédent.

    Mais je suis perplexe lorsque je vois les clichés.Je compare les trois radiographies et il y a un "je-ne-sais-quoi" qui me gêne, sans parler de son pied, qui, localement, reste sensiblement bien oedématié, sans vraiment d'évolution depuis un mois.

    Il faut savoir se remettre en question et passer la main.

    La scintigraphie sera réalisée dans la semaine.

    Cliché ci dessous.

    Foyer d'hyperfixation sur le pied concerné.

     

     

    Le 

     

    des images plus préçises sont demandées cette fois-çi par le service de radiologie.

    Ouf! 

    Et là, un foyer d'hyperfixation suspect est clairement mis en évidence.

     

    On complète rapidement par le scanner juste avant la consultation auprès du chirurgien orthopédique.

    Le diagnostic, pas évident au premier abord, est enfin fait: fracture complexe du premier rayon du pied: tête du premier métatarsien ,avec subluxation et arrachement osseux du premier cuneïforme.

     

    Mr M. sera opéré un peu après pour réduction sanglante sous AG et pose de broches.

    Réeducation et physiothérapie.

     

    Voilà une histoire comme on en a finalement assez souvent en médecine polyvalente.

    Rien n'est jamais si simple que ça. Et il faut savoir se remettre en question, remettre en question le diagnostic initial. Le corps change, évolue, parfois il faut peu de choses pour mettre en évidence une lésion qui couvait. C'est pourquoi dans ce genre de scenario, on ne peut jeter la pierre, chacun étant bien entendu faillible. Il faut toutefois prendre la peine de demander un nouvel avis, un nouvel examen complémentaire (que ce soit biologique, radiographique, etc...), et reprendre à zéro.

    Des histoires comme celles-ci, nous en avons certainement toutes et tous dans notre expérience, et le "progrès" de nos sociétés modernes est en train de multiplier les diagnostics difficiles.

    J'extrapole volontairement à la fièvre: cette alarme presque "banale" (qu'on étouffe d'ailleurs trop par la paracétamol au moindre "pet de travers") est en train de disparaître. Je m'explique. De nos jours, seuls les nourrissons (jusqu'à deux ans en moyenne, et de moins en moins chez l'ado) font des vraies Fièvres, avec un grand "F". Et cela complique de plus en plus la prise en charge diagnostique. Jusqu'à présent, la fièvre restait un élément diagnostique et de surveillance des plus fiables (les anciens comme moi ont connus les "feuilles de température" au pied des lits des malades dans les hôpitaux, qui n'existent plus aujourd'hui......). De plus en plus de maladies sont "torpides" ou "froides", sans parler des maladies immunitaires. Leur prise en charge par l'abord clinique est de plus en plus délicat car les réactions de l'organisme sur lesquelles on se basait autrefois pour établir le diagnostique, soit n'existent plus, soit ne sont pas assez franches pour pouvoir être prise en compte. C'était déjà le cas chez le sujet âgé depuis longtemps, mais les adultes maintenant sont dans le même cas.Je reviendrai sur ce que je pense être les causes de ce trouble......

    Docoach


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    Cet article date de 2014, consiste en une étude rétrospective d'ordre statistique.

    Plus de 20 ans de recul. En France, préçisément.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25395338

    D'après cette étude, il y aurait un lien potentiel de causalité entre la vague de nouveaux cas en plus de Scléroses en Plaques , en France, et le pic de vente des vaccins contre l'hépatite B, suite à la campagne de vaccination de masse des années 1992 à 1997. L'adjuvant à l'aluminium est pointé du doigt également (cf tableau Critères de Hill).

    Les années qui ont suivi on vues d'ailleurs l'indication du vaccin se restreindre aux seuls personnels soignants, et........aux nourrissons. Comprenne qui pourra......

    On peut remercier l'auteur de cet article, Dominique Le houezec, qui a pris la peine d'explorer les données libres d'accès de la CPAM et celles du comité de vigilance du médicament. Puis, d'en faire une étude statistique critique.

    Bon, alors il existerait bien une correlation. 

    Dans cet article, dont nous n'avons que le résumé, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16206512/, il paraît clair qu'au fait des risques de maladies immunitaires liés au vaccin contre l'hépatite B (là, c'est clairement écrit. Dommage qu'on ne puisse avoir l'article complet en ligne), l'intérêt du vaccin est certain pour prévenir l'hépatite B chez celles/ceux qui s'y exposeraient (...euh, encore heureux hein!), et que, conjuguant ces deux termes de l'équation, il serait plutôt "de bon sens" que celle/celui qui va se faire vacciner contre l'hépatite B en soit informé(es), et choisisse(nt)-ou pas, de le faire pratiquer.

    Déjà là, on va vraiment loin:

    -primo, "on" reconnaît clairement les risques.

    -deuxio, "on" en informe les potentiels "utilisateurs".

    -tertio, ce seront elles/eux qui choisiront.

    On peut toujours rêver hein......

     

     

    Alors, pour les "contre-preuves", maintenant:

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10470051/

    hélas, pas d'abstract disponible, et encore moins d'article complet bien entendu......

    Cette étude suivante, dont nous ne disposons que du résumé, malheureusement, est prospective-retrospective, et a fait des mesures (où? les US?) par récolte d'informations sur dossiers médicaux et par téléphone. Elle met en évidence une absence de lien entre sclérose en plaques et plusieurs vaccins autres que celui contre l'hépatite B mais aussi ce dernier.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12707063/

     

    Voilà voilà voilà........

    juste histoire de me faire l'avocat du Diable

     

    Docoach

     

     


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    Suite à un de mes précédents articles sur la NUTRITION , j'ai reçu un commentaire me faisant part d'une certaine déception: critique, il relevait mon relatif encouragement à ce que chacun cherche un peu par lui même à trouver les informations nécessaires pour comprendre.

    Je reconnais que j'ai peut être été un peu bref, volontairement, car je n'apprécie pas trop la mode de l'"assistanat" pas plus que le "démerdez-vous" présenté par une formulation abusivement inverse (principe de rhétorique).

    Donc, je présente ici quelques informations de base pour apprécier l'impact du RIZ BLANC sur la santé.

    Comprenne qui pourra ?

    Il est possible que nos carences alimentaires, privant le cerveau de certains nutriments indispensables (comme la vitamine B1, sujet de cet article) nous aient rendu bel et bien dément avant l'heure, et que , malgré l'information, nous reproduissions des comportements malsains sans pouvoir les changer. C'est possible....

     

     

     

    la vidéo est sympa, la musique aussi.

    Du riz......qu'on décortique.

    Du riz, qu'on va ensuite qualifié de "qualité"......Il est vrai que si on se réfère à sa couleur: il est plus blanc que brun. Est ce vraiment un gage de qualité nutritionnelle ?

    On parle peu aujourd'hui du Béri Béri: Wikipedia nous apprend à son sujet ce qui suit:

    "Bien que connu en Chine ancienne dès le IIIe millénaire av. J.-C., où son apparition avait été liée à la consommation de riz blanc2,1, il ne fut pas décrit par un médecin occidental avant 1630, suite aux travaux du médecin néerlandais Jakob de Bondt à Java3.

    Le béribéri constituait un réel problème pour la marine japonaise de la fin du XIXe siècle ; en effet la ration journalière des marins était dominée par le riz blanc qui ne contient pas de vitamine B1. Le médecin naval japonais Takaki Kanehiro comprit que la maladie était liée à une carence nutritionnelle en observant que le béribéri était absent des marines occidentales, et il fit remplacer le riz par de l'orge tout en augmentant les rations de viande et de légumes ce qui eut pour effet de faire chuter la mortalité due au béribéri dans la flotte japonaise2. Même après cela la population civile japonaise continua à souffrir du béribéri4, sa mortalité au Japon culminant à 26 000 décès en 19231. Le docteur Takaki Kanehiro ne chercha cependant pas si une molécule spécifique était à l'origine de la maladie, pensant qu'il ne s'agissait que d'une carence en protéine2.

    C'est un médecin néerlandais, Christiaan Eijkman (1858-1930), installé à Batavia (aujourd'hui Jakarta), dans les Indes néerlandaises, qui comprit par hasard la cause du béribéri en l'observant chez des poulets nourris au riz blanc plutôt qu'au riz complet. Il pensait initialement que la maladie était provoquée par une toxine présente dans le riz blanc et dont l'action était inhibée par une antitoxine présente dans le son. C'est le biochimiste Kazimierz Funk qui comprit le premier que la maladie provenait d'une carence nutritionnelle, et qui isola le premier la vitamine B12, première vitamine découverte. Tous ces travaux, valurent à Christiaan Eijkman le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1929."

     

    Asthénie musuclaire, états inflammatoires, polynévrites (engourdissement des membres avec myalgies), troubles de l'humeur, de l'attention et de la mémoire. Ces trois derniers points me faisant penser à la démence, ou plutôt aux démences, ou encore aux différents tableaux démentiels, allant de l'autisme chez l'enfant jusqu'à la maladie d'Alzheimer chez l'adulte et le senior. Si on rajoute à ça l'intoxication par l'aluminium des vaccins en contenant, on finit par comprendre un peu pourquoi "on ne va pas bien du tout en ce moment".......

     

    Et s'il n'y avait que ça....

     

     

    Docoach


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    Il y a toujours un mieux lorsqu'on sait s'y prendre.

    Encore bien des enseignants, pourtant, restent lourdement dans les concepts -à mes yeux dépassés- du tristement "le muscle deltoïde ne sert à rien", on doit s'occuper de "la coiffe des rotateurs".

    Cette dernière appellation m'a toujours gênée. Issue de la science des cadavres, très prisées par les prof de fac et les spécialistes du bistouri.....

    Dans la réalité, c'est différent, et il faut en fait considèrer l'épaule dans l'ensemble de la biomécanique du corps.

    Une nouvelle mode, en ce moment, c'est de vouloir incriminer le muscle grand pectoral. Et allez, on va encore s'exciter pendant jusqu'à ce qu'on passe à un autre, sur ce "pauvre" muscle grand pectoral. Alors je ne dis pas qu'il ne serve à rien, pas plus que la fameuse "coiffe des rotateurs" (terme qui sert davantage à coiffer d'intelligence les excités du bistouri face à des cadavres et qui n'apporte rien à une compréhension et à une approche thérapeutique de l'épaule vivante), mais commençons par la base:

    le deltoïde, dont on nous as appris qu'il "ne sert à rien", et dont la contraction entraînerait une luxation de l'épaule, dont seule la fameuse "coiffe des rotateurs", fonctionnelle, serait à même d'éviter. A entendre, et accepter un tel dogme, pas étonnant qu'on ait laissé atrophier ce muscle chez 99% de nos contemporains. Ce dogme est un mensonge.

    Le muscle deltoïde est fondamental pour la santé de l'épaule, et sa réeducation peut et devrait être envisagée.

     J'avais écrit il y a quelques temps sur les inconnues de l'épaule, ses interrogations, et franchement, depuis 20 ans, je peux vous dire que j'en ai fait des formations "post graduées". Se répètent laconiquement les mêmes sottises depuis 20 ans. Pire, dans les formations dîtes "ostéopathiques", se transmettent les mêmes dogmes qu'à la faculté. Mon Maître de Thèse me disait bien, 20 ans en arrière, que trop souvent, "rédiger un travail scientifique consiste souvent à répéter les sottises de ses prédecesseurs"!! Combien il avait raison!

    Pourtant, des solutions il y en a, pour peu qu'on tâche de faire nos propres recherches, expériences personnelles, et partage de connaissance et expériences pratiques, sans frontière de discipline, on peut trouver nombreuses aides naturelles et sans danger qui permettent de limiter les inflitrations,l'usage systématique des anti inflammatoires, et retarder voire éviter une chirurgie aux résultats encore inconstants. Il y a des techniques de soin (et là je sort du cadre de l'épaule) que j'ai apprise par certains de mes enseignants sportifs et utilisées sur les tatamis ou dans la rue, et même lorsque j'ai exercé aux urgences du chu, et qui se sont révélés sans danger, efficaces et reproductibles.

    Pour en revenir sur l'épaule en soin ostéopathique, sa prise en charge doit être holistique. "globale" pour utiliser un terme moins galvaudé. Les apports de la médecine moderne ne sont pas la panacée dans ce domaine. J'ai eu la chance aussi de partager l'expérience de vieux chirurgiens (à l'époque où ces derniers n'étaient pas aussi hyper spécialisés que de nos jours) et leur bon sens a permis de sauver bien des épaules sans opérer. Mais entre l'interventionnisme aveugle et le "lâcher-prise" à toutes les sauces, il y a le milieu de la mer. La Nature peut souvent beaucoup. Et l'épaule n'a pas fini de nous livrer ses secrets.

    Mais ça demande du temps et de la réflexion, de l'humilité , des recherches constantes et le rejet de tout dogme dans ce domaine.

    Docoach

     

     

     


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