• Conscient, inconscient, démerdez-vous!

    Post laissé aimablement par un patient:
     
    Je suis fasciné comme notre époque nous pousse à une culpabilisation grandissante et permanente.
    Comme nos modes de vie et règles sociales sont inadaptées à l’être humain comme à la Vie en générale.
    Comme les forces sont devenues des faiblesses et les faiblesses les moteurs des hommes admirés.
    Tout homme qui ne peut accepter cette réalité injuste et incohérente est ou sera « malade » d’une manière ou d’une autre. Et pour ceux qui rament avec succès pour maintenir un équilibre malgré tout, la psychologie leur donnera le coup de grâce!

    Et oui, la règle des 10% de conscient contre 90% d’inconscient est une arme de destruction massive. En gros, si vous n’acceptez pas de culpabiliser des erreurs des monstres qui choisissent pour nous ce n’est pas grave. On vous déresponsabilise immédiatement en mettant ça sur votre inconscient. On vous enlève toute force de décision instinctive ou sagesse pour vous rendre victime d’un inconscient malade.
    C’est tout de même imparable de pouvoir dire à celui qui n’est pas d’accord et s’appuie sur des arguments pour s’expliquer, que ce n’est pas de sa faute, c’est son inconscient qui a tord. Dommage que je ne puisse pas aller mettre quelques fessées à certains abrutis dans les ministères en leur proposant de ne condamner que mon inconscient…
    Lorsque quelqu’un est révolté c’est son inconscient qui le renvoi à une expérience passée mal digérée.
    Lorsque quelqu’un est triste sans raison évidente c’est encore son inconscient qui est mal dans ses pompes.
    Lorsque quelqu’un a une affection qu’on ne comprend pas c’est son inconscient qui exprime un mal-être.
    Mais quand un connard fonce en camion sur des passants redevenons sérieux et oublions ces conditionnements inconscients?! Punissons-le durement pour qu’il ne recommence pas consciemment puis pourquoi pas pour qu’inconsciemment il comprenne que c’est mal?

    Cette approche subjective de la disposition du raisonnement et des causes des décisions et somatisations est affreusement judicieuse. On peut à volonté prendre le même acte et le rendre noble ou innocent selon qu’on l’attribut au conscient ou à l’inconscient. On peut tout aussi subjectivement valoriser ou disqualifier la même personne selon ce même principe.

    C’est le « couteau suisse » de la psychologie qui peut servir à panser des plaies comme à étiqueter sans retour possible tout contrevenant non compliant. Mais qui décide d’où se situe la frontière entre conscient et inconscient? Les mêmes qui décident consciemment de la sanction qu’une erreur mérite pour nous?
    Pourquoi ce concept n’a-t-il que des effets pervers, infantilisant et culpabilisant sur l’individu de bonne foi?

    Je me méfierai toujours des pseudo-sciences qui s’imposent en affirmant mieux que l’être lui-même les tenants et aboutissants de ses actes pour finir par savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui.
    Je me méfierai toujours des discours prétentieux à l’haleine du banquet gratuit fourni par un laboratoire pour entendre le ramage du corbeau affamé.

    Peut-être que mère théresa n’exprimait qu’une volonté inconsciente d’être aimée des plus faibles exprimant ainsi un complexe de supériorité mal assumé? Ou que Macron n’exprime qu’une volonté inconsciente d’être aimé et reconnu des plus riches exprimant ainsi un complexe d’infériorité mal dissimulé? Le fait est qu’il est plus évident de s’en tenir aux faits que de spéculer sur certaines causes subjectives. Mère Théresa aidait les gens qui en avaient besoin et Macron aide les gens qui n’en n’ont pas besoin, point.
    Parce qu’il est utile de rappeler qu’une science est un ensemble de protocoles qui permettent de reproduire un résultat en reproduisant les mêmes causes et que la psychologie ne répond en aucun cas à la définition d’une science, je pense qu’il est indispensable d’y joindre l’esprit critique et l’humilité.

    Je ne rejète pas totalement la notion de conscient et d’inconscient car ils existent inévitablement. Mais constatant les dérives malsaines de tous les systèmes vivants actuellement je souhaite que tout le monde reste plus vigilant aux résultat de ses actes qu’aux explications « savantes » de leur motivation, statuant ainsi sur leur dose de responsabilité ou non. Bien logiquement tant qu’on ne nous impose que la méditation pour gérer certains soucis ça va. Mais où va-t-on dans cette prise de pouvoir de l’inconscient à toutes les sauces..?

    Bien évidemment, je laisse le loisir aux spécialistes de savoir mieux que moi ce que mon inconscient refoule dans ce texte ;-) Et je rassure les plus paniqués de me lire. Je consulte un professionnel de la psychologie et il ne sait que faire ni de mon conscient ni de mon inconscient. Il sait par contre que dans le prochain cabinet qu’il s’offre avec l’argent que je lui donne il y aura une grande fenêtre dans son bureau pour profiter de plus d’air frais!

    C’est à mourir de rire de se rendre compte qu’on ridiculise les anciens sorciers qui obtenaient de vrais résultats en égorgeant un poulet ou en faisant des mélanges d’herbes en citant votre nom et incantations. Et qu’on admire et paie si chère des psy aussi inefficaces que torturés eux-même pour finir par vous dire ce que vous savez déjà ou mieux: rien du tout. Alors travaillons sur nos inconscients mais soyons lucides évitons-nous l’inconscience d’en laisser les manettes à plus inconscients que nous-même lol

    A bon entendeur...
     
    Tony B

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