• De l'aggravation

     

     

    C'est un signe, que, nous autres , homéopathes, apprécions lorsqu'il est présent. Bien des naturopathes d'ailleurs attendent aussi ce "petit signe", mais pour d'autres raisons.

    Souvent dans la diathése psorique, une aggravation-précoce et transitoire- témoigne de la pertinence de la prescription du ou des remèdes homéopathiques choisi.

    A coup sûr, dans les mois qui vont suivre, l'équilibre va s'instaurer. Alors, attention, ce n'est pas si simple que ça. Quand je dis dans les mois, cela peut prendre ensuite bien quelques années pour que l'équilibre se  maintiennent, avec un intervalle entre les "crises d'élimination" qui va creshendo. Tout dépendra du degré de psore, de tuberculinisme ou du degré de sycose dans lequel on est avancé. (pour la luèse c'est encore un peu différent)

    Ce  n'est pas du tout du goût du jour, cette "aggravation":

    -après tout on va voir le médecin "pour être soulagé", et "que ça aille mieux rapido".

    Ce serait pourtant méconnaître le fonctionnement de base de la biologie animale (qui s'applique aussi bien au cheval qu'à l'homme):

    la biologie animale , dans son processus de guérison, évolue de la profondeur vers la superficie, et de la dégradation avant la construction. SULFUR , dans sa conception idéal, est l'équilibre parfait. Dans la pratique, il est en fait un congestif glouton, qui élimine par très bon fonctionnement des ses émonctoires. Il dégrade très bien, tellement bien même qu'il en profite pour se gaver de sucres ou autres flatteries palatines, négligeant l'activité salutaire qui ré-équilibrerait pourtant la balance et éviterait l'évolution fatale vers le syndrome métabolique. Il ne faudrait pas oublier que SULFUR, dans son aspect idéal, serait le bûcheron Canadien, particulièrement sthénique, d'une faim de loup, d'un sommeil de chat, et dont les émonctoires fonctionnent à plein régime. Supprimer leur l'activité physique et ils dévieront vers le SULFUR qu'on connaît bien: congestif, et bourré d'eczéma dans le meilleur des cas, ou d'asthme dans le pire. Si les émonctoires hépato rénal "partent en vrille", LYCOPODIUM n'est plus très loin: voyez donc comme il n'assimile plus assez pour conserver sa masse musculaire (les membres se rabougrissent), pendant que l'abdomen se distend.

     

    Cette petite parenthèse homéopathique constitutionnelle et diathésique permet de voir comment la biologie animale fonctionne.

    Pour faire court, la psore , tôt ou tard, il va falloir la draîner. Draîner les reins et/ou le foie, c'est indispensable. Certes pas avant 30 ou 40 ans, parfois plus tard si le patient a eu la chance de tomber sur un thérapeute avertit (qui en vaut deux) depuis son enfance, et la volonté de suivre ses conseils issus d'Hypocratte lui même: "que ton aliment soit ton premier remède". LE Sucre, Dame, c'est que le psorique en abuse!!! Le sport, Dame, c'est que le psorique l'évite. Toute une éducation qui ne peut être autre que quotidienne, donc familiale. L'héritage n'est pas que génétique: il se trouve dans les courses de maman ou grand maman, mais aussi dans le vélo de papa ou la marche à pied de grand-papa pour aller bosser........(ça marche moins pour aller au bistro......)

    La signature du tuberculinisme est différente. Nous sommes là chez des sujets phosphoriques ou sulfuriques dont la thyroïde compense pour un temps. Le phosphorique se déminéralise plus vite que le muriatique, l'expérience me le montre le plus souvent. L'axe pulmonaire et rénal est plus vite, et peut être plus "injustement" atteint: l'hypersensorialité qu'engendre cette atteinte rend plus nerveux, plus fatigable, plus "malingre", et moins fier qu'un psorique sthénique, par exemple.......

    Le draînage dans ce cas est moins important que la reminéralisation. Mais comme, dans la pratique Psore et tuberculinisme font souvent bon ménage, parfois pour transformer des SULFUR ou PHOSPHORUS en SILICEA ou en ARSENICUM, il convient de penser à draîner souvent autant qu'à réminéraliser.

    Et , en premier lieu. il faut toujours draîner. un émonctoire est toujours faible. Il faut le draîner en douceur, et réminéraliser en parallèle. REvitaliser les émonctoires peut très bien relever de l'ORGANOTHERAPIE, mais il ne faudrait pas oublier les bases simples de la revitalisation: l'AIR, le SOLEIL, LA TERRE.......D'ailleurs, souvenez vous, avant l'ère des antibiotiques triomphant du bacille de koch, le SOLEIL était le grand régénérateur des poumons.

     

    Bon, allez, j'ai été un peu long sur ce post. Je parlerai de sycose et luèse une autre fois.

    Et, j'avoue, je me suis un peu égaré, le sujet étant celui de l"aggravation"........

    Suite au prochain numéro

     

    Docoach

     

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