• l'épaule en soin ostéopathique

     

    Il y a toujours un mieux lorsqu'on sait s'y prendre.

    Encore bien des enseignants, pourtant, restent lourdement dans les concepts -à mes yeux dépassés- du tristement "le muscle deltoïde ne sert à rien", on doit s'occuper de "la coiffe des rotateurs".

    Cette dernière appellation m'a toujours gênée. Issue de la science des cadavres, très prisées par les prof de fac et les spécialistes du bistouri.....

    Dans la réalité, c'est différent, et il faut en fait considèrer l'épaule dans l'ensemble de la biomécanique du corps.

    Une nouvelle mode, en ce moment, c'est de vouloir incriminer le muscle grand pectoral. Et allez, on va encore s'exciter pendant jusqu'à ce qu'on passe à un autre, sur ce "pauvre" muscle grand pectoral. Alors je ne dis pas qu'il ne serve à rien, pas plus que la fameuse "coiffe des rotateurs" (terme qui sert davantage à coiffer d'intelligence les excités du bistouri face à des cadavres et qui n'apporte rien à une compréhension et à une approche thérapeutique de l'épaule vivante), mais commençons par la base:

    le deltoïde, dont on nous as appris qu'il "ne sert à rien", et dont la contraction entraînerait une luxation de l'épaule, dont seule la fameuse "coiffe des rotateurs", fonctionnelle, serait à même d'éviter. A entendre, et accepter un tel dogme, pas étonnant qu'on ait laissé atrophier ce muscle chez 99% de nos contemporains. Ce dogme est un mensonge.

    Le muscle deltoïde est fondamental pour la santé de l'épaule, et sa réeducation peut et devrait être envisagée.

     J'avais écrit il y a quelques temps sur les inconnues de l'épaule, ses interrogations, et franchement, depuis 20 ans, je peux vous dire que j'en ai fait des formations "post graduées". Se répètent laconiquement les mêmes sottises depuis 20 ans. Pire, dans les formations dîtes "ostéopathiques", se transmettent les mêmes dogmes qu'à la faculté. Mon Maître de Thèse me disait bien, 20 ans en arrière, que trop souvent, "rédiger un travail scientifique consiste souvent à répéter les sottises de ses prédecesseurs"!! Combien il avait raison!

    Pourtant, des solutions il y en a, pour peu qu'on tâche de faire nos propres recherches, expériences personnelles, et partage de connaissance et expériences pratiques, sans frontière de discipline, on peut trouver nombreuses aides naturelles et sans danger qui permettent de limiter les inflitrations,l'usage systématique des anti inflammatoires, et retarder voire éviter une chirurgie aux résultats encore inconstants. Il y a des techniques de soin (et là je sort du cadre de l'épaule) que j'ai apprise par certains de mes enseignants sportifs et utilisées sur les tatamis ou dans la rue, et même lorsque j'ai exercé aux urgences du chu, et qui se sont révélés sans danger, efficaces et reproductibles.

    Pour en revenir sur l'épaule en soin ostéopathique, sa prise en charge doit être holistique. "globale" pour utiliser un terme moins galvaudé. Les apports de la médecine moderne ne sont pas la panacée dans ce domaine. J'ai eu la chance aussi de partager l'expérience de vieux chirurgiens (à l'époque où ces derniers n'étaient pas aussi hyper spécialisés que de nos jours) et leur bon sens a permis de sauver bien des épaules sans opérer. Mais entre l'interventionnisme aveugle et le "lâcher-prise" à toutes les sauces, il y a le milieu de la mer. La Nature peut souvent beaucoup. Et l'épaule n'a pas fini de nous livrer ses secrets.

    Mais ça demande du temps et de la réflexion, de l'humilité , des recherches constantes et le rejet de tout dogme dans ce domaine.

    Docoach

     

     

     


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