• MEDITATION 4

    MEDITATION opus 4

    les pourquoi du besoin

     

     

     

    Je me suis souvent posé la question : « pourquoi méditer ? »

    Et j'ai souvent en mémoire mes ancêtres, certainement plus méditatif que nous, mais d'une manière spontanée : cultivant leur champ, règlant leurs rythmes biologiques sur les rythmes fondamentaux de la Nature, et priant à l'intérieur de leur intimité, reconnaissant ainsi leur limite, leur ignorance, et rendant grâce au Ciel de na pas leur tomber sur la tête......au sens propre !

    Et je me dit souvent que leur méditation est pleine et entière dans leurs actes de leur vie quotidienne, et de manière spontanée, presque « naturelle »......

     

    Cette vision idyllique du monde ou de la Vie est bien sûr une belle « image d'Epinal », de plus en plus loin de nos cités modernes où règnent le chaos.........

     

    En effet, pourquoi cherche-t-on, sans cesse, le recours à une forme de soin apaisante si on n'est pas en paix ?

     

    Les troubles du sommeil sont très fréquents dans nos cîtés modernes, que ce soit chez l'adulte, comme de plus en plus chez le nourrisson. Les raisons sont multiples, on n'en fera pas l'inventaire.

    Le sommeil perturbé est perturbateur.

    D'une manière insidieuse, globale, et les médicaments chimiques ne font qu'ajouter troubles de concentration, troubles de mémoire, accoutumance et troubles du poids.

    La vie professionnelle s'en ressent de plus en plus vite que les générations se succèdent, faute de partir avec le même capital génétique au départ, et la vie familiale suit le même chemin assez vite.

    Les solutions toutes faîtes n'existent pas, et la médecine , à un moment ou à un autre, fait face à sa propre impuissance.

    Doit elle compenser éternellement une maladie sociétale ? Et le peut elle seulement ?

    La Méditation est elle LA nouvelle solution aux troubles du sommeil ?

    Nan.

    Sur le court terme, nul doute que les thérapies qui s'en s'inspirent peuvent apporter un certain mieux-être, dans la mesure où sont mises en œuvre des stratégies de détournement de l'attention qui sont nouvelles pour le pratiquant. Dès lors qu'elles deviennent une habitude, il faut en trouver une autre.

    C'est mon explication de l'explosion actuelle de ces formes de thérapies, qui toutes, dans une certaine mesure, reprennent , d'une manière différente, les mêmes subterfuges pour apaiser un système nerveux, qui à mon sens, n'est pas malade, mais dont le trouble (du sommeil par exemple) témoigne d'une rebellion de la conscience face à une réalité inacceptable. Doit on étouffer cet assaut de la conscience Humaine ? L'alcool, le tabac, le cannabis, l'heroïne et toutes les nouvelles drogues n'ont elles pas assez joué ce rôle pour qu'on reconnaisse, désormais, « d'où vient le vent » ?

     

     

    Comme diraient si bien les « inconnus », « c'est la faute à la sô-cié-tééé » .

    Mais oui, ça paraît un gag, mais c'est vrai.

    La société moderne est le creuset de 90% des troubles de santé. Il faut être aveugle pour le nier, lorsqu'on a l'habitude d'écouter les malades.

    Rationalisme morbide, confusion des valeurs, dispersion des efforts et des chemins personnels , illusions prospectives, consommation sans fin, productivité, gauche « caviar » et droite « de gauche », politique dogmatique et vérolée, hyper-gains , dogmatisme financier, corruption et fraudes fiscales des plus hautes autorités, ventes d'armes à l'étranger, fausses factures, besoins sans fond des vautours de l'immobilier, course à la cupidité, …....

     

    Je ne peux prendre chaque item un par un, mais vous aurez tout le loisir de le faire à ma place.

     

    Rationaliser à outrance en excluant le champ de l'imaginaire n'est il pas déjà un homicide spirituel ? Je vous encourage à lire Patricia Garfield, elle fait partie de ces auteurs qui me séduisent . Lisez ce qu'elle écrit sur l'imaginaire, les rêves , et en passant sur la culture Senoï.

     

    Audiard disait que le Drame de l'Homme c'est « de ne pouvoir s'arrêter de penser ».

    Il a vu juste.

    Toutes les formes de détournement de l'attention sont là pour ça : que ce soit le football à la télé ou dans les stades, que ce soit l'alcool, que ce soit le ski, etc......

    Toute cette société de Loisir (avec un grand « L ») est le « mercure au chrome » des dégâts que produit notre société Moderne sur la conscience spirituelle (et spirituel n'a RIEN à voir avec la religion ).

    Elle restaure les grandes fonctions physiologiques comme le sommeil , l'appetit, et la joie de vivre, de manière transitoire afin de retourner , pour un temps, mettre un bandeau sur notre conscience et continuer de faire quelque chose de nuisible et qu'on reconnaît comme tel intimement, mais sans pouvoir l'exprimer. La société Moderne est elle vraiment une maladie ? Et si oui, où commence-t-elle et où se termine-t-elle ?

    L'echec à déterminer avec préçision où se trouve la « cause des causes » plonge dans l'angoisse qu'il faut apaiser. Du plus riche au plus pauvre. Je le vois tous les jours. « heureux les simples d'esprit » dit on souvent, mais est ce si vrai ? Pas d'outil cérébral permettant la connaissance, pas de face à face avec la réalité, donc plus d'angoisse à soigner ? Y a -t -il quelque part quelqu'un qui l'a compris et qui en fasse son fond de roulement ?

    En fait le psychopathe, que ce soit celui dont le job est de mettre au point la prochaine arme chimique, ou celui qui égorge les chats du quartier parce qu'ils font trop de bruit la nuit, doit être sans doute celui qui a le moins besoin de méditation et autres « pansements du new age »......

    Et j'ai vu bien des « simples d'esprit » faire preuve d'éclairs de lucidité sur le Monde......

     

     

     

    La religion, vaste débat, mais du point de vue de la Méditation, ne peut être l'objet d'une -courte-relfexion.

    Si on considère les faits, elle n'engendre, en pratique, bien souvent sinon presque toujours, que l'inverse de ce qu'elle prêche. Quant à ses « autorités hierarchiques », à l'image de nos politiques, vivent une vie, dans les faits, en opposition totale avec leur Doctrine.

    Cette réalité étant de mieux en mieux perçue, les courants de déception qui tôt ou tard se déversent dans l'océan d'amertume de l' "inconscient collectif » sont peut être, pour une part, à l'origine d'un besoin de compensation, d'un nouveau besoin d'espoir..... Et voilà, tiens, bonjour le Mindfullness et toute autre forme de vente de la méditation.

     

     

    Dernier point que j'explorerai, mais loin d'être le seul :

    la pollution mentale progresse vite et bien. Les lumières bleues des ordinateurs, écran de smartphone, tablettes, etc.... ruinent clairement le fonctionnement de la glande pinéale (le troisième œil, l'épiphyse). Les psychotropes chimiques des laboratoires, ou ceux « naturels » issus du grand banditisme (crack, coke,e tc...) détruisent connexion cérébrale, et neurones. Enfin, le grande confusion politique et morale dans laquelle nous plonge le modernisme achève le plat.

    Ce grand œuvre de sape engendre peut être , au fin fond de ce qui reste de connexion nerveuse avec la conscience Humaine, un ultime assaut, ponctuel et éphémère, de recherche d'un contre-poison, d'une sorte d'antidote. Chacun se dit, au fond de lui même, sauf le psychopathe de base qui ne se pose jamais de question bien entendu : « il y a quelque chose qui ne vas pas, faut que je me soigne »

     

    Admettre que la thérapie sociétale, voire mondiale, passe par l'auto destruction inévitable et peut être nécessaire de la « matrice » est sans doute l'étape la moins rassurante, mais la plus lucide.

    La « matrice » étant une appellation inspiré d'un célèbre film, illustrant la tentative de donner un nom à la « cause des causes », comme dirait si bien Hippocrate, qui plonge, chaque jour de plus en plus, nos sociétés modernes dans la morbidité......et la recherche d'une panacée, que la méditation n'est pas!

     

    Dans cette partie, j'ai donc évoqué les "pourquoi" de la mode de la Méditation présentée comme une panacée plus qu'une aide (foncièrement modeste si elle est n'est pas l'objet d'un entraînement "professionnel"). C'est un marché comme un autre, en fait.

    J'ai développé dans les opus 1, opus 3,  surtout ce que j'appellerai les fondamentaux de la Méditation avec un grand "M". L'opus 2 était là pour donner une brève vision de la grande diversité des écoles, dont chacune, forcément, est détentrice de LA vérité (sic).

    Nous voici au terme de cet exposé en 5 actes, et permettez moi de conclure dans l'opus 5.

    OPUS 1

    OPUS 2

    OPUS 3

    OPUS 4

    OPUS 5