• NON A LA NORMALISATION

     

    toujours un travail de tous les jours de lutter contre la "normalisation".

    paradoxe de notre époque où on prône , dans les paroles (Ah, Dalida, où es tu?!) , le droit à la différence, et où, dans les faits, on devraient tous répondre aux mêmes normes:

    -mêmes normes de chiffres pour la tension artérielle, mêmes valeurs de cholestérol, mêmes valeurs d'hormones

    -et, oula, attention, pour peu qu'on ait de la peine, du chagrin, vite, vite, reflexe, reflexe, il faut prendre l'antidepresseur au moins, voir le psychotrope neuroleptique au pire.

    -et alors, le fin du fin, lorsque, victime d'une maladie dont le diagnostic nosologique n'est pas fait par les plus hautes autorités médicales, on vous invite à penser que "c'est dans votre tête" (ou celle de vos arrière-arrière-arrière grands parents), bref, que vous êtes tout simplement bon pour l'antidepresseur, qui est devenu, manifestement, une sorte de panacée !!

    Mal au ventre ? Bilan biologique "normal", échographie "normale", scanner "normal", coloscopie "normale". Cher Monsieur, prenez donc un peu de PROZAC, vous irez mieux !!

    Ah, elle est belle la situation sanitaire actuelle.......

    On se demande où se trouve le progrès liés à la science "quantique" ou génétique, par exemple, lorsqu'on constate les statitsiques en France conçernant le handicap: plus d'un Français sur 5 est handicapé!

    On hallucine!

    Ah, on est vraiment des champions, c'est certain, mais pas de la santé Madame, plutôt de la maladie!!

    Dans ma pratique courante, déjà depuis des années, je me heurte à des cas particuliers de plus en plus nombreux. Presque chaque nouveau patient est un CAS  PARTICULIER.

    Les examens de laboratoire changent de normes depuis 10 ans, régulièrement. 

    Même l'étude des images radiologiques ont changés en imagerie médicale, classant aujourd'hui dans la case "normale" certaines anomalies qu'on.....n'arrive plus à soigner de nos jours?

    Les "recommandations de bonne pratique", qui ont succèdé aux "recommandations opposables", changent chaque année, et sont pondues par des vieilles barbes, qui, il est vrai, sont au courant des dernières publications scientifiques officielles, mais qui n'ont certainement pas vu un malade depuis des années. Ce qui d'ailleurs vaudrait mieux pour ces derniers!!

    Mais tout ça ne suffit pas à vous faire rentrer dans les normes, et tant mieux. Cela nous force à re-penser la santé en terme d'individu et non de masse. 

    Revendiquez votre originalité. Ne vous laissez pas inscrire dans des cases.

    Pas une seule rougeole n'est vécue de la même manière par Pierre, par Paul ou par Jacques.

    Pas un seul problème de thyroïde ne ressemble à un autre.

    Il n'y a pas plus de troubles psycho somatiques que de troubles somato psychiques.

    Les normes sont revues régulièrement. Révisées souvent en fonction de multiples facteurs qui nous échappent. Preuve qu'elles ne témoignent pas d'une réalité individuelle. 

    Je crois que tous les médecins en sont conscients. Ce qui pose problème, c'est la foi aveugle dans leur valeur intrinsèque à un instant ou à un autre. 

    Petit à petit se profil l'idéal de santé du "Français moyen": majeur et vacciné.

    Par sa majorité, il sera gai, souriant, affable toute sa vie, sinon gare aux psychotropes.

    Vacciné, il le sera contre toutes les maladies chroniques, d'ici 2020: ne voyez vous pas progressivement les messages , qui ne sont même plus subliminaux, sur les possiblités de la génétique de prévenir les maladies dégénératives -y compris le cancer (cf celui du col de l'utérus) par les vaccins ?

    Bienvenu dans le monde merveilleux du citoyen "normal", dans une société "normalisante", grâce aux merveilleuses avancées technologiques de la science médicale.

    Au pays de Descartes!!!!

    Je vous laisse juge

     

    Docoach